La Serbie ignore le FMI

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BalkansSelon le président de la banque centrale serbe, Radovan Jelasic, le gouvernement de Belgrade a échoué à mettre en place les mesures d'austérité budgétaire convenues en mai dernier avec le Fonds monétaire international lors de la signature d'un prêt de 3 milliards d'euros. Du coup, ce manquement rend incertaine l'ouverture de la deuxième tranche du crédit à la fin du mois d'août. « Il n'y a pas eu de volonté politique, explique Radovan Jelasic. Le gouvernement continue à dépenser plus qu'il ne gagne. Ce déficit s'élève à plus de 100 millions d'euros. » Le plan de restriction des dépenses publiques comprenait une réduction de 10 % du salaire de certains fonctionnaires, ainsi que l'augmentation des taxes sur le carburant ou les automobiles de luxe, pour un montant total de 1 milliard d'euros qui aurait été engrangé dans les caisses de l'État. Cet échec pourrait coûter cher au pays, puisque l'économie serbe risque de continuer à s'enfoncer dans la crise : les experts prédisent déjà une contraction du PIB de 6 % pour 2009. Un contraste de taille avec la croissance annuelle moyenne de 5 % enregistrée par le pays depuis 2000. En outre, l'absence d'engagement de la part de Belgrade ne favorisera pas sa candidature à l'entrée en Union européenne, puisque le respect des clauses du FMI constituait également l'une des conditions d'un prêt accordé par la Commission européenne de 100 millions d'euros pour poursuivre les réformes nécessaires à l'admission. De quoi peut-être reculer la date d'entrée, que les autorités serbes souhaiteraient fixer à 2014. nC. F. avec AFP

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