Renault prévoit pour Sandouville un plan de charge sur quinze ans

Le site de Sandouville ne fermera pas. " Nicolas Sarkozy - qui s'est déplacé hier à Sandouville avec la casquette de l'État actionnaire de Renault (15 %) et celle de président de la République - est venu annoncer aux syndicats de l'usine Renault de Sandouville (qui compte encore 3.800 salariés) que ce site ne serait pas un nouveau Vilvorde. Cette annonce sera au coeur de la réunion du comité d'entreprise de ce mardi, qui doit entériner le plan de 1.000 suppressions d'emplois (par le volontariat) à Sandouville, entre novembre 2008 et avril 2009. En sous-capacité importante, le site dédié au haut de gamme se prépare à encaisser la suppression d'une équipe sur les deux existantes qui se répartissent sur les deux " flux " (chaînes) de production, l'un dédié à la Laguna (berline, Estate, coupé), l'autre dédié à l'Espace et Vel Satis.PRODUCTION D'UN VEHICULE UTILITAIRE EN 2012Si " l'avenir de Sandouville est garanti " selon la formule de Nicolas Sarkozy, c'est parce que Renault s'est engagé à fabriquer un véhicule utilitaire en 2012 à Sandouville. " Ce véhicule pérennise vraiment le site ", indiquait hier Jean-Dominique Wagret, délégué régional de Renault en Haute-Normandie. Pour deux raisons selon lui : " C'est un véhicule à durée de vie longue, c'est-à-dire quinze ans " et " c'est un véhicule qui représente de gros volumes : entre 100.000 et 150.000 véhicules par an ".Guy Vallot, secrétaire (FO) du CE de Renault Sandouville, se disait hier, pour sa part, "rassuré sur le long terme" avec le véhicule utilitaire. Mais, ajoutait le syndicaliste, "nous attendons de voir ce qui va se passer pour le court terme", et notamment avec la mise en place du "contrat de transition professionnelle" (CTP) à l'échelle d'un grand site industriel. Lors de la visite qui a été légèrement perturbée par un mouvement de grève à l'appel de la CGT, le président de la République a annoncé que les syndicats seraient reçus cette semaine par le secrétaire d'État à l'Emploi, Laurent Wauquiez, pour travailler sur une nouvelle expérimentation du CTP, afin de permettre aux salariés partant "d'aller en formation avec 100 % de leur salaire sans passer par la case chômage".40 MILLIARDS D'AIDES Les constructeurs automobiles européens ont réclamé hier des mesures de soutien, notamment des prêts à taux réduit à hauteur de 40 milliards d'euros. Ce plan est destiné à les aider à mettre sur le marché des véhicules "propres". Selon l'Association des constructeurs européens d'automobiles (Acea), les constructeurs voudraient aussi l'instauration pendant trois ans de primes pour inciter les consommateurs à remplacer leurs véhicules de plus de huit ans, contribuant à remplir les objectifs de réduction de CO2.

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