Henry Buzy-Cazaux
La Tribune
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délégué général de la FnaimComment considérez-vous les mesures annoncées en fin de semaine pour relancer le secteur immobilier?? H. B.-C. : Le président Nicolas Sarkozy a bien identifié le levier sur lequel il fallait jouer pour tenter de redynamiser un marché à bout de souffle. En l'occurrence, le prêt à taux zéro. En revanche, je vois deux défauts dans ce plan. D'abord, le prêt est doublé pour les achats de logements neufs. Sont exclus du champ de la décision les achats de logements anciens. Soit une erreur grave à mes yeux, car les ménages à faible revenu s'orientent très majoritairement vers l'ancien, ne serait-ce que pour des raisons de coût, l'ancien étant en moyenne 20 % à 30 % moins cher que le neuf. En privilégiant le neuf, l'état s'ôte, en outre, une manne non négligeable de revenus puisque les travaux de rénovation, nombreux dans l'ancien, génèrent d'importantes ressources de TVA, tout comme les droits de mutation. Deuxième défaut, l'absence de mesures à destination de l'investissement locatif. Tous les professionnels sont ici très déçus de cette décision, la plupart attendant au minimum un relèvement du plafond de déductibilité des déficits fonciers.À moyen terme, croyez-vous que l'hémorragie connue actuellement par le secteur immobilier puisse s'arrêter?? H. B.-C. : Pour que le marché se reprenne, il faut que la confiance revienne. Les signaux lancés par les grands argentiers internationaux et les gouvernements vont dans le bon sens. Mais je souhaiterais que les mesures annoncées la semaine dernière fassent l'objet de discussions parlementaires et que le projet ne soit pas adopté par ordonnance. Laissons au Parlement le soin de travailler autrement que dans la précipitation. propos recueillis par P. B.B. Le plan comporte deux défauts majeu
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