L'intérim, bon indicateur avancé
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chronique des marchésÀ fuir comme la peste, les valeurs européennes de l'intérim ? Au contraire. C'est le moment ou jamais de songer à les placer en portefeuille, selon une étude de la banque ING. Difficile à croire, certes, quand les entreprises égrènent les plans sociaux. Des mesures dont les intérimaires sont les premiers à faire les frais. Mais être une variable d'ajustement a son revers positif : lorsque la reprise économique pointe le bout de son nez, les sociétés, prudentes, préfèrent recourir au travail temporaire, avant d'embaucher à nouveau en CDI. Et, comme la Bourse a pour coutume d'anticiper, Adecco, Randstad et autres groupes d'intérim sont généralement les premières valeurs à repartir de l'avant, après une crise boursière. Pour ING, le marché de l'intérim devrait connaître son point bas au troisième trimestre 2009, en termes d'activité. Une perspective que les investisseurs se mettront dans le crâne deux mois avant ce bas de cycle, d'après la banque. Conclusion, ING mise sur un rebond des valeurs du travail temporaire dès le deuxième trimestre 2009. Surtout que, après un plongeon de 41 % depuis janvier, leurs valorisations sont bien loin de celles de 2001, année au cours de laquelle avait débuté la dernière crise du secteur. À l'époque, Randstad se payait environ 30 fois ses bénéfices. Aujourd'hui, le multiple moyen du secteur n'excède pas 7. Fort potentiel en perspective. Christine Lejouxlorsque la reprise économique pointe le bout de son nez, les sociétés, préfèrent recourir au travail temporaire, avant d'embau-cher en CDI.
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