Du Mirage au Rafale

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Au fil du temps, c'est devenu l'un des défis pour l'Élysée, voire une obsession. Vendre le Rafale, l'avion de combat de Dassault Aviation, pour la première fois à l'exportation est l'un des objectifs des déplacements à l'étranger de ­Nicolas Sarkozy. À tel point que, selon des sources concordantes, le président devrait évoquer le Rafale lors de ses entretiens au Koweït et à Oman. Il est vrai que les Koweïtiens, qui ont une trentaine de Mirage F1 retirés du service, ont exprimé un intérêt pour l'avion de combat français. Mais ni plus, ni moins. Pour sa part, le sultanat d'Oman, qui mènerait selon la presse britannique des négociations avec le britannique BAE Systems pour s'offrir des Eurofighter, ne serait pas encore fixé sur un appareil (il aurait en vue une commande d'une douzaine d'avions), neuf ou de deuxième main.geste significatif attenduIl y a pourtant peu de chance que le Rafale équipe un jour les forces aériennes de ces deux États, sous influence américaine pour l'un (Koweït) et britannique pour l'autre (Oman) ? un peu moins aujourd'hui. Après un échec cinglant en Arabie Saoudite, il y a plus deux ans, l'avion de combat de Dassault Aviation garde en revanche de grandes chances de succès aux Émirats arabes unis (EAU) où les négociations avancent bien, note-t-on à Paris. Il équiperait les forces aériennes des EAU, l'un des rares pays du Moyen-Orient à être resté proche de la France avec le Qatar, très intéressé aussi par l'avion de combat français.Selon plusieurs sources, Paris pousserait pour que les Émiriens fassent un geste significatif à l'égard de la France lors de l'inauguration de la base française (air, mer, terre) à Abou Dhabi prévue fin avril ou début mai. Mais certains estiment que « c'est peu probable : les Émirats ne souhaitent pas lier les deux dossiers, car cela laisserait entendre qu'il y a une contrepartie à l'installation de la base française. À terme, les EAU envisagent de s'équiper d'une soixantaine de Rafale, armés par de missiles air-air Mica, de la bombe AASM et surtout de missiles air-air longue portée Meteor, pour remplacer toute la flotte de Mirage émiriens, dont 30 Mirage 2000-9. Michel Cabirol

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