Trèves va fermer deux usines en France

 |   |  468  mots
L'équipement automobile français est en crise. Et la société familiale Trèves en a encore apporté, hier, une triste illustration. Le spécialiste des revêtements intérieurs et insonorisants pour véhicules a en effet annoncé la suppression de 335 emplois, qui s'ajoutent au plan de départs volontaires portant sur 312 postes déjà dévoilés en novembre dernier. Deux usines seront fermées dans l'Hexagone. L'unité de Crépy-en-Valois (Oise), qui emploie 96 personnes, sera arrêtée, une partie de sa production étant transférée au Cateau-Cambrésis (Nord). L'usine d'Aÿ-en-Champagne (Marne), qui compte 130 personnes, cessera également son activité. Ces restructurations seront détaillées, mardi 14 avril, devant les divers comités d'entreprise.Depuis l'automne 2008, « Trèves est contraint de revoir progressivement à la baisse ses prévisions d'activité et ses pertes se sont aggravées », souligne un communiqué. Les mesures déjà prises fin 2008 (réduction des frais de fonctionnement, diminution des stocks et des investissements, chômage partiel?) se révèlent « insuffisantes face à la détérioration du marché automobile, illustrée par la baisse de près de 50 % du chiffre d'affaires au premier trimestre 2009 ».une société performanteEn dépit d'une mauvaise conjoncture, Trèves reste considéré par les constructeurs français comme une société performante, très internationalisée et réactive. Trèves a notamment toujours suivi Renault et PSA dans leurs projets à l'étranger. C'est pour cela que le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA), spécialement créé pour renforcer les équipementiers jugés stratégiques, a annoncé récemment qu'il apporterait 55 millions d'euros à l'entreprise, sous forme d'une prise de participation minoritaire.Employant plus de 6.500 personnes (7.500 fin 2007), Trèves est implanté dans dix-sept pays. La société est installée en Europe occidentale, mais aussi en Europe de l'Est, en Turquie, au Maroc, au Brésil, en Argentine, en Chine, en Inde. Dans ce dernier pays, où il est présent depuis une douzaine d'années avec un partenaire local, il travaille en particulier pour Tata Motors et sa minivoiture à très bas coûts Nano. Il affirme détenir dans le sous-continent 50 % de part de marché dans ses métiers. Une belle performance.En France, Trèves emploie un peu plus de 1.900 personnes au siège parisien, dans la recherche et le développement et sur six sites industriels. La société, toujours dirigée par des membres de la famille qui se relaient au fur et à mesure du renouvellement des générations, a réalisé un chiffre d'affaires de 710 millions d'euros en 2008, déjà en retrait par rapport à 2007 (1 milliard). Et ce volume devrait encore se contracter significativement cette année. nLes mesures déjà prises fin 2008 se révèlent « insuffisantes face à la détérioration du marché automobile.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :