Vers une baisse du prix à la pompe
La Tribune
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En ce grand week-end de chassé-croisé automobile, la baisse du pétrole est une bonne nouvelle. « Les prix des produits finis ont baissé cette semaine sur le marché de gros de Rotterdam. Si cette tendance se poursuit, les prix à la pompe devraient baisser de quelques centimes d'euros », déclare Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip).Alors que le baril recule depuis quelques jours, il est encore trop tôt pour percevoir ce fléchissement à la pompe. « Il y a un décalage moyen d'une dizaine de jours entre les mouvements de prix du pétrole brut et ceux des carburants », indique Jean-Louis Schilansky. « C'est plus un temps de réaction qu'un délai physique », précise-t-il. Lundi 13 juillet, le relevé hebdomadaire du ministère de l'Énergie permettra de connaître l'évolution des prix à la pompe cette semaine. À noter, ils ont déjà perdu en moyenne 3 % depuis le 19 juin.En effet, outre le pétrole, trois autres facteurs influent sur le prix des carburants : la parité euro/dollar, les marges brutes de raffinage et enfin les taxes, qui portent en France sur 65 % à 75 % du prix du SP 95. Exemple : de janvier à juin 2009, le baril de brent a bondi de 60 % à Londres. Sur la même période, le prix hors taxes du SP 95 a augmenté de 45 % en France tandis que le prix TTC à la pompe s'est apprécié de 15 % seulement.effondrement des margesPourquoi l'essence a-t-elle moins augmenté en France que le pétrole ? C'est l'effondrement des marges de raffinage, sous le coup d'une chute de la demande, qui explique ce décalage. « Depuis un an, la demande de carburants en France a baissé de 4 %, c'est considérable sur ce marché stable depuis des années », note Jean-Louis Schilansky. Quant à l'écart avec le prix TTC, c'est la fameuse TIPP, taxe fixe de 0,725 euros (TVA comprise), qui fait effet d'amortisseur. À la hausse comme à la baisse. Lors de la plongée du brut de juillet à décembre 2008, les automobilistes avaient peu apprécié de voir le SP 95 baisser de 26 % quand le baril décrochait de 70 %. Marie-Caroline Lopez
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