Quand Varsovie s'éveillera

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Difficile pour une nation émergente de faire valoir ses vertus économiques face à l'omniprésence médiatique des Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine). Pourtant, vingt ans après sa libération du joug soviétique, la Pologne figure parmi les pays de l'Est les plus prometteurs. Comble de l'ironie, l'ancienne république populaire doit sa résilience conjoncturelle à un relatif autarcisme hérité de l'époque communiste. Tel que le souligne Maarten-Jan Bakkum, stratégiste chez ING, « l'effondrement du commerce international n'a pas fait vaciller l'économie polonaise » étant donné que « seule une petite partie de la main-d'?uvre travaille dans le secteur des exportations ». La contribution de ces dernières à la croissance économique dépasse à peine les 3 %. Ainsi, après avoir crû de 4,8 % en 2008, le PIB national est aujourd'hui plutôt stable. Selon Maarten-Jan Bakkum, sa valeur devrait progresser de 0,7 % en 2009 et de 4 % en 2010. D'ailleurs, le rebond de près de 60 % de la Bourse de Varsovie depuis ses plus-bas du 17 février traduit bien la confiance des investisseurs dans la solidité conjoncturelle du pays. D'après Maarten-Jan Bakkum, une vague acheteuse devrait continuer de déferler sur les marchés actions polonais. Pour l'expert, le zloty, la devise nationale, devrait profiter du resserrement de la politique budgétaire du gouvernement polonais en vue de rejoindre la zone euro en 2012 ou 2013. À cela s'ajoute la sous-valorisation manifeste de la Bourse de Varsovie. Sa performance relative par rapport à l'indice MSCI des pays émergents serait retombée à des niveaux atteints en 1995. L'expert considère que « cela ne peut s'expliquer que par des facteurs techniques » et non fondamentaux. Les investisseurs ont manifestement oublié que la Pologne, qui affiche une progression moyenne de son PIB de 4,6 % depuis le début des années 1990, fait partie des pays émergents les plus dynamiques. Fabio Marquetty

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