Plus de 3 milliards pour des villes fleuries

EnvironnementDes parterres fleuris, des jardins et squares municipaux bien entretenus, des pelouses impeccables, des rues propres nettoyées de tout immondice et déchet canin, les dépenses des communes françaises en faveur de leurs espaces verts et de la propreté des voiries sont en constante augmentation.Selon les chiffres que vient de publier le ministère du Développement durable, les coûts d'entretien et d'amélioration des espaces verts qui agrémentent les villes et villages de France sont en nette hausse depuis plusieurs années. En 2000, la dépense totale s'élévait déjà à 2,12 milliards d'euros. Sept années plus tard, elle atteignait 3,54 milliards, soit une progression de 7,6 % entre 2000 et 2007.36.500 communes La pression des citoyens en faveur de communes accueillantes et bien dotées en espaces verts conviviaux pousse édiles municipaux et syndicats de communes à investir fortement dans ce poste. La réticence de l'opinion au bétonnage à outrance joue également en faveur des espaces verts.Ces dépenses dont les charges de fonctionnement représente quelque 80 % de la facture « sont en progression régulière » d'une année sur l'autre, notent les experts du ministère.Parallèlement à cet engouement pour les parcs et jardins, les communes dépensent également de plus en plus d'argent afin d'entretenir la propreté de leurs rues. Globalement, la dépense de nettoyage représente, en 2007, une facture de 1,5 milliard d'euros pour les quelque 36.500 communes de France et de Navarre. Là encore, la progression est régulière puisque l'étude des données indique une hausse de 6,2 % en moyenne annuelle entre 2000 et 2007.Contrairement aux charges afférentes aux espaces verts qui sont très majoritairement directement prises en charge par les budgets communaux, le nettoyage des rues fait l'objet d'un phénomène de sous-traitance qui ne cesse de s'amplifier. Les charges de sous-traitance ont en effet connu une forte hausse dès 2005, mouvement qui s'est prolongé en 2006 et 2007. Conséquence directe, ces dépenses représentent désormais 36 % des charges de fonctionnement des municipalités alors qu'elles ne s'élevaient qu'à 23 % en 2000.Rémy J

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