Vauban Humanis prépare sa fusion avec Aprionis

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Le mouvement de concentration dans le monde des groupes paritaires de retraite et prévoyance s'accélère. À peine Vauban Humanis, issu du rapprochement en 2006 de Vauban à Lille et Humanis à Paris, a-t-il fini sa réorganisation qu'il se prépare à une nouvelle fusion avec le groupe Aprionis. La date effective de l'opération a cependant été fixée à janvier 2011. « Ce délai doit permettre à Aprionis de terminer ses propres travaux de fusion », explique Damien Vandorpe, délégué général de Vauban Humanis, qui n'exclut pas d'envisager « une autre fusion après 2011 ».Les groupes Apri d'une part et Ionis de l'autre ne se sont mariés qu'en janvier 2009. Ils doivent encore passer de quatre institutions de retraite à deux (une Arrco et une Agirc), réduire le nombre d'institutions de prévoyance (actuellement sept) et le nombre de mutuelles (Radiance, Smapri et Coesia). Pour justifier une autre fusion alors que la précédente n'est pas achevée, le directeur général d'Aprionis, Jacques Nozach, reconnaissait en début d'année être engagé « dans une course à la taille ». Même logique chez Vauban Humanis, où l'argument pour s'unir à Aprionis est d' « atteindre la taille critique et diversifier nos activités en assurance-vie, en gestion pour compte de tiers, en couverture sociale pour les expatriés notamment », selon Damien Vandorpe.Les deux groupes se complètent auprès de l'un de leurs grands clients : Renault. Les salariés non cadres du constructeur automobile français sont historiquement rattachés à Aprionis et les cadres à Vauban Humanis. Le futur groupe qui verra le jour en 2011 représentera au total 5,5 milliards de cotisations en retraite complémentaire Agirc-Arrco, 1,5 milliard en assurances de personnes, 2,6 milliards en épargne salariale et plus de 4?500 salariés. En attendant cette échéance, Vauban Humanis, 8e groupe national de protection sociale (dont 2,9 milliards en retraite), poursuit son plan d'entreprise baptisé « Alliance 2010 ». site d'informationCe groupe qui compte plus de 180.000 contrats d'entreprise, parmi lesquels ceux de Lafarge ou d'Auchan, s'était fixé d'atteindre 500 millions d'euros de chiffre d'affaires en assurance santé et prévoyance. Il est déjà à 484,3 millions fin 2008, dont 53 % en santé collective et 23 % en santé individuelle. Ses frais de gestion rapportés à l'activité devaient être descendus à 8 %, ils sont déjà tombés à 7,9 %. Et la qualité de service, l'une des priorités du plan, s'est améliorée avec la création notamment d'un site d'information, prevoir-ma-retraite.com. Quant à la restructuration, elle s'est terminée en fin d'année avec le pôle mutualiste qui, de quatre mutuelles, est passé à deux. n5,5milliards C'est le montant en euros du nombre de cotisations en retraite Agirc-Arrco que représentera le futur groupe qui verra le jour en 2011.

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