Les européennes coûteront 112 millions d'euros

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Depuis hier matin et jusqu'au 22 mai, 18 heures, les candidats aux européennes du 7 juin peuvent déposer leurs listes dans les 8 grandes circonscriptions électorales de l'Hexagone pour choisir 72 eurodéputés (74 après l'adoption du Traité de Lisbonne). Lors du scrutin précédent, en 2004, 40 listes s'étaient présentées aux suffrages des électeurs, dont la moitié dans quelques circonscriptions seulement.Environ 3 euros par électeur, soit 112 millions au total : c'est ce que coûtera à l'État l'organisation de ces élections. En 2004, les dépenses avaient atteint 95 millions d'euros. Mais entre-temps, le nombre d'électeurs a augmenté d'un peu plus de 3 millions, pour atteindre 44 millions, ce qui renchérit logiquement le coût des opérations électorales. Le remboursement des frais de propagande aux candidats, les frais d'envoi et d'affranchissement par La Poste des professions de foi sont estimés par le ministère de l'Intérieur à 75,6 millions. À cette somme, il faut ajouter 28,5 millions pour la mise sous pli des professions de foi de chaque liste : les préfectures doivent en effet engager des contractuels pour cette tâche en plus de leurs agents titulaires, et parfois louer des locaux pour abriter ces opérations.L'État va enfin rembourser aux communes 8 millions d'euros pour qu'elles assurent la tenue des bureaux de vote le dimanche du scrutin, ce qui nécessite de verser des primes aux employés municipaux.via Internet Les européennes restent pourtant parmi les moins onéreuses des élections (voir tableau). Le référendum sur l'Europe de 2005 a ainsi coûté 123 millions, les législatives de 2007 146 millions. La présidentielle de 2007 reste l'élection la plus chère pour l'État avec 207 millions. Dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), un conseil de modernisation des politiques publiques avait bien suggéré, en avril 2008, une série de mesures censées réduire le coût d'organisation des élections. La principale consistait à transmettre via Internet la propagande électorale aux électeurs q.ui le souhaitaient afin de réduire les coûts de mise sous pli et d'affranchissement. Une réforme jugée également écologiquement responsable. Autre réforme proposée : la création d'un fichier électoral national remplaçant les fichiers départementaux afin de réaliser des économies d'échelle.Mais en fin d'année dernière, l'Élysée a fait savoir que ces réformes attendraient des jours meilleurs : elles perturberaient trop les habitudes d'une partie du corps électoral. n

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