Banques  :  redistribution des cartes sans précédent

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à la mi-février, le gouvernement britannique prenait Northern Rock sous son aile. Nombre d'autres nationalisations allaient suivre en Europe et aux états-Unis avec Citigroup ? mais pas en France, où l'État apporte un soutien financier transitoire aux banques, mais n'influe pas ?dans la stratégie. Puis mi-septembre, c'était aux États-Unis, le gouvernement abandonnait Lehman, faisant taire le « trop gros pour disparaître » (« too big to fail »).L'an passé aura aussi été le cadre du plus grand scandale financier moderne. Une affaire dans laquelle un ancien président du Nasdaq, Bernard Madoff, est parvenu à berner des banques, des associations et des particuliers sur 50 milliards de dollars. En France, BNP Paribas, Crédit Mutuel et Neuflize ont été assignés début février par des clients ayant investi dans la Sicav luxembourgeoise Luxalpha.l'état sauveurAprès de multiples déconvenues, voire des fraudes avérées dans certains cas, les banques françaises ont dû? réagir. Dans un tel maelström, seuls les États sont en mesure de les sortir de l'ornière : en France, c'est l'option de la restructuration qui est explorée. CAAM et SGAM ont annoncé fin janvier leur intention de se rapprocher. La nouvelle société de gestion se situera parmi les dix premières mondiales avec 640 milliards d'euros d'actifs sous gestion. Le projet séduisant sur le papier va se heurter à la délicate question de la rationalisation de l'offre ? celle des grands établissements est passée en revue dans les pages qui suivent. Cette alliance stratégique écarte aussi toute velléité de rapprochement de SG avec BNP, alors que la reprise des activités de Fortis en Belgique et au Luxembourg s'est compliquée au fil des mois. Enfin, la fusion entre les Banques Populaires et les Caisses d'Épargne, plus délicate, a carrément été pilotée depuis l'Élysée. F. P.

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