Le bavarois BMW divise ses profits par dix

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Cela n'arrive pas souvent. Mais, cette fois, BMW a déçu la Bourse dont il est traditionnellement le chouchou. Le bénéfice net du célèbre constructeur bavarois a en effet dégringolé de 90 % en 2008, à 330 millions d'euros. Et ce, alors que le consensus des analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswire s'attendait à 1 milliard. Au quatrième trimestre, le résultat opérationnel a même plongé dans le rouge. Du coup, le dividende sera réduit de plus de 70 %. Le titre a aussitôt dégringolé sévèrement. Il est vrai que le profit annuel se révèle deux fois inférieur à celui de? Renault. Peu glorieux pour un spécialiste du haut de gamme, dont les profits par véhicule sont en principe sans commune mesure avec ceux d'un constructeur généraliste de petits modèles.Le chiffre d'affaires de BMW a reculé de 5 % à 53,2 milliards l'an dernier. Les ventes mondiales (en nombre d'unités) se sont effritées de 4,3 %, à 1,44 million de véhicules pour les trois marques (BMW proprement dite, Mini, Rolls-Royce), avec un recul marqué, de presque 10 %, aux États-Unis. L'érosion globale des volumes s'est encore accentuée sur les deux premiers mois de 2009 (? 24 %).pas de pronosticsEn conséquence, BMW a décidé de mettre 26.000 salariés au chômage partiel en Allemagne du 1er février au 31 mars. Il a par ailleurs annoncé la suppression de 850 emplois dans l'usine anglaise de sa marque Mini, à Cowley.Les comptes 2008 du groupe ont été plombés l'an passé par des charges exceptionnelles de 2,4 milliards, générées notamment par la faiblesse du marché des voitures d'occasion, la crise du crédit aux États-Unis où BMW a proposé des achats en leasing attractifs dont le coût se montait fin septembre à plus d'un milliard de dollars, mais aussi par des dépenses supplémentaires de personnel, explique la firme munichoise.Rattrapé par la crise qui avait d'abord épargné le haut de gamme, Daimler a également souffert l'an dernier, affichant un recul de 65 % du bénéfice net à 1,4 milliard d'euros. Audi (Volkswagen) s'est, en revanche, distingué dans cette conjoncture morose par un profit net en hausse de 30 % à 2,2 milliards. BMW s'est refusé à tout pronostic pour 2009.

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