Nouveau front des minoritaires d'A Novo

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À une semaine de l'assemblée générale, les actionnaires minoritaires d'A Novo repassent à l'action. Et s'organisent. Opposés au projet de restructuration financière proposé en décembre par la direction de la société de maintenance d'appareils électroniques, onze actionnaires, dont Daniel Auzan, fondateur et ancien dirigeant d'A Novo, ont déclaré une action de concert auprès de l'Autorité des marchés financiers. Ensemble, ils détiennent 6,68 % des droits de vote d'A Novo, ce qui fait d'eux le premier bloc d'actionnaires.Les concertistes, qui n'excluent pas d'accroître leur participation d'ici à l'AG du 20 mars, proposeront deux résolutions majeures. Tout d'abord, un remaniement complet du conseil d'administration d'A Novo avec la nomination d'un nouveau président. Ensuite, un projet d'augmentation de capital d'un montant de 15 millions d'euros garanti à hauteur de 10 millions d'euros par plusieurs investisseurs, dont l'ancien dirigeant d'une entreprise cotée à la Bourse de Paris. Les actionnaires actuels de l'entreprise bénéficieront d'un droit préférentiel de souscription afin de pouvoir investir dans les mêmes conditions financières.« conflit d'intérêts »L'un de ces investisseurs a expliqué à « La Tribune », sous couvert d'anonymat, que l'augmentation de capital pourrait être réalisée en plusieurs étapes dont une première injection de 5 millions d'euros afin de financer le besoin en fonds de roulement d'A Novo. Dans sa note d'opération, l'entreprise reconnaît en effet qu'en l'absence d'argent frais, et après le paiement en octobre d'une échéance de 8,5 millions d'euros, « la trésorerie du groupe serait à zéro, ne permettant pas d'assurer l'exploitation courante ». À plusieurs reprises, la direction d'A Novo a rappelé son opposition à ce projet de financement alternatif. Son opération, organisée avec la constitution d'un holding ad hoc, Genesis Partner, représente selon elle la meilleure garantie pour la pérennité de l'entreprise. Ce holding, détenu partiellement par les premiers dirigeants d'A Novo, dont le PDG, Richard Seurat, a acquis auprès des banques créancières 15 millions d'euros de dette au prix décoté de 5 millions d'euros. Ce qui constitue, selon les minoritaires, un « conflit d'intérêts ». La direction d'A Novo réfute cette accusation. Et prévient que l'échec de son projet lors de l'AG « entraînerait la nécessité de renégocier à nouveau avec les créanciers ». De leur côté, en cas de victoire lors de l'AG, les opposants ne voient pas pourquoi les banques ne céderaient pas, cette fois directement à A Novo, et dans les mêmes conditions attractives la créance de 15 millions d'euros.L'AG du 20 mars s'annonce agitée et serrée alors que le capital de l'entreprise est totalement éclaté. D'ici là, d'autres actionnaires pourraient apparaître. « Le dossier A Novo a circulé entre de nombreuses mains de la place de Paris », indique une bonne source. En début de semaine, Jean de La Villardière, a déclaré détenir 5,05 % des droits de vote de l'entreprise. Mais cet actionnaire n'a pas encore dévoilé ses intentions. n

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