Le projet méditerranéen de Sarkozy au point mort

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Union pour la MéditerranéeC'était la grande idée du conseiller spécial de Nicolas Sarkozy. Pour faire oublier l'échec du processus de Barcelone, lancé en 1995 et qui devait aboutir à une zone de libre-échange entre l'Union européenne et la rive sud de la Méditerranée en 2005, Henri Guaino a imaginé une union plus structurée entre les pays concernés. Lancée en grande pompe il y a un an jour pour jour, l'Union pour la Méditerranée cherche toujours son secrétaire général. Bref, elle souffre des mêmes maux ? en particulier du conflit israélo-palestinien ? que le processus de Barcelone. La guerre de Gaza, notamment, l'a complètement gelée alors que l'UPM devait convertir l'espace méditerranéen en zone de paix par le biais de projets concrets. Conscients de la paralysie, les ministres européens des Finances ont voulu, la semaine dernière à Bruxelles, lui donner un coup de pouce à l'approche de son premier anniversaire. Ils ont promis des prêts pour le financement de projets communs. Cette réunion ministérielle a été suivie d'une conférence de la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (Femip), principal instrument financier de l'UPM, dépendant de la Banque européenne d'investissement (BEI). « Nous voulons élargir et assouplir les conditions d'utilisation des lignes de crédit que nous accordons aux intermédiaires locaux », a précisé le président de la BEI, Philippe Maystadt.Changement de présidenceLes projets discutés portent notamment sur les énergies renouvelables, la dépollution marine et la construction d'« autoroutes de la mer » (transport de poids lourds sur des navires). Un plan solaire sur le pourtour méditerranéen (130 centrales à horizon 2020) aurait déjà beaucoup progressé. Par ailleurs, si tout va bien, le secrétaire général et ses adjoints devront être désignés vers la fin de l'année. Le poste de secrétaire général devrait revenir à un pays du Sud, en contrepartie de l'installation du siège de l'UPM à Barcelone. En janvier 2010, avec le début de sa présidence de l'Union européenne, l'Espagne devra succéder à la France à la coprésidence de l'UPM. Il faudra encore décider quel pays du Sud succédera à l'Égypte, l'actuel coprésident. M. D.

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