Les conservateurs canadiens défendent leur bilan

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Pour la troisième fois en quatre ans, les Canadiens vont voter aujourd'hui pour renouveler leur Chambre des communes. Le camp conservateur peut espérer se maintenir au pouvoir, mais a toutefois peu de chance de parvenir à réunir une majorité. Alors que le temps est aux turbulences financières, tout porte à croire en effet que les électeurs choisiront de renouveler leur confiance au Parti conservateur sortant de Stephen Harper. La campagne a été centrée sur les inquiétudes pour la croissance économique et les réponses à leur apporter.Dans les sondages, les conservateurs accusent un sérieux recul par rapport aux intentions de vote des premières semaines de la campagne, il y a un mois. Mais avec 34,6 % des intentions de vote, en baisse de près de 8 points, ils gardent une avance confortable de 11 points sur leurs plus proches adversaires du Parti libéral (centre droit), talonné par le Nouveau Parti démocrate (NPD, centre gauche) à 20,5 %. De son côté, le Parti vert, habitué à la confidentialité, bénéficie d'appuis surprenants et gravite autour de 10 % des intentions de vote. Un chiffre qui confirme la préoccupation grandissante des Canadiens à l'égard des questions environnementales.La crise financière actuelle a placé l'économie canadienne au centre des débats. Les conservateurs l'estiment victime d'un léger ralentissement mais la juge solide. Leurs opposants croient que ni les baisses d'impôts sélectives ni les dépenses ciblées envisagées par Stephen Harper ne permettront au Canada de venir à bout des difficultés qui se profilent. Ils notent que la croissance économique canadienne a considérablement ralenti depuis 2006, suivant la même courbe que le volume d'emploi et la productivité.BAISSE DES EXPORTATIONSPendant que le pétrole et les minéraux continuent de s'exporter, les exportations nettes ne cessent de fléchir. En août, celles à destination des États-Unis baissaient de 3,9 %, pour s'établir à 20,4 milliards d'euros, tandis que les importations chutaient de 5,8 %, pour se chiffrer à 15 milliards d'euros. La hausse surprise de 38 % de l'excédent commercial canadien (3,6 milliards d'euros , contre 2,6 milliards d'euros en juillet) s'explique essentiellement par la chute des importations. Le budget fédéral semble désormais en équilibre précaire. Un déficit est plus que jamais envisageable.Les conservateurs pourraient alors opter pour des coupures drastiques dans les dépenses publiques. Ils prendraient alors le risque de favoriser la récession et d'aggraver le taux d'emploi, craint Rodrigue Tremblay, professeur de politiques économiques à l'université de Montréal et auteur d'une lettre ouverte publiée dans la presse canadienne.

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