La « relance » du parti le 21 janvier

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Rencontres avec les syndicats, les organisations patronales, avec des économistes et des spécialistes européens, le Parti socialiste peaufine le « contre-plan de relance » qu'il présentera le 21 janvier, au lendemain de son bureau national. Selon un premier chiffrage, l'ensemble des mesures représenterait 40 milliards d'euros, soit l'équivalent de deux points du produit intérieur brut. Mais ce sera sans doute plus car la réflexion se poursuit, avec pour cible le pouvoir d'achat, que le PS considère comme le grand perdant du plan de Nicolas Sarkozy. Martine Aubry avait jugé début janvier que le dispositif gouvernemental de 26 milliards d'euros n'était « pas sérieux » et faisait de la France « le mouton noir » de l'Europe. Aux yeux de la première secrétaire du PS, il fallait « un plan global et massif qui marche sur deux pieds : la consommation et l'investissement ». Or, ajoutait-elle, « il n'y a rien sur la relance du pouvoir d'achat, des salaires, des petites retraites, ce qui aujourd'hui permettrait de relancer l'économie ». Le « contre-plan » du PS sera « enrichi, complété par la discussion et des amendements » lors de la réunion du 20 janvier, a promis hier Harlem Désir, l'un des lieutenants de Martine Aubry. Le pouvoir d'achat était déjà au c?ur des textes des « motions » socialistes présentés avant le congrès de Reims de novembre et on retrouve donc sans surprise, parmi les pistes évoquées pour le 21 janvier, le doublement de la prime pour l'emploi (PPE), une baisse de la TVA sur des produits de première nécessité ou une augmentation du Smic. Le PS reprend aussi l'idée de la mise sous conditions des allégements de charges aux entreprises, qui seraient désormais liés à l'ouverture de négociations salariales. Le PS prévoit par ailleurs une baisse du coût du crédit aux entreprises en échange d'investissements dans les domaines de l'innovation et de la protection de l'environnement et la possibilité pour un juge d'annuler un plan social si l'entreprise n'y a pas consacré des moyens suffisants. Le plan du PS devrait prévoir un creusement des déficits identique à celui envisagé par le gouvernement ? 10 milliards d'euros ? mais Martine Aubry mise sur une annulation du paquet fiscal de 15 milliards d'euros, adopté à l'été 2007. H. F.

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