Télécoms : le retour du Kremlin
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contrôlé à 51 % par l'État russe, Rostelecom a collé dans sa liste d'acquisition 30 sociétés russes, principalement des fournisseurs haut débit. Pour satisfaire immédiatement ses envies, le leader des communications longues distances fixes dispose de 460 millions de dollars en liquidités issues de la vente l'année dernière de Golden Telecom. Le patron de Rostelecom, Konstantin Solodoukhine, indiquait mercredi que des due diligence étaient déjà en cours sur quatre sociétés, dont l'opérateur mobile Sky Link. Au total, le PDG a précisé que son groupe pourrait consacrer jusqu'à 1,3 milliard de dollars à des acquisitions d'ici à 2013, des financements additionnels se faisant via des crédits bancaires. Le groupe russe guette aussi les privatisations d'opérateurs en Chine, Inde, au Moyen-Orient, ainsi que chez les voisins de l'ex-URSS. « plan anticrise »Confiant malgré la crise, Rostelecom n'a pas revu à la baisse son plan d'investissement 2009, même si son PDG observe un recul des ventes dans des segments d'activité. « Un plan anticrise sera introduit si nos ventes chutent de plus de 10 % cette année, afin de conserver nos marges d'exploitation au-dessus de 20 % », a-t-il déclaré. Le tour de table de Rostelecom pourrait évoluer avec un renforcement de l'actionnariat public. Hier, le quotidien « Kommersant » affirmait que la banque d'État VEB envisageait de récupérer un paquet de 40 % d'actions de l'opérateur aujourd'hui entre les mains de KIT Finans, une banque privée en difficulté.Emmanuel Grynszpan, à Moscou
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