Lamy veut améliorer sa rentabilité

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Nous sommes sur un marché de l'administration de biens où les clients sont très attentifs au coût de la prestation. Précisément, nous avons la masse critique pour mettre en commun des activités de back-office et maîtriser les coûts de production », explique à « La Tribune » Arnaud Bazire, responsable de Lamy (groupe Nexity), le deuxième syndic de France. Lamy, ce sont 950.000 lots dont 800.000 en copropriété et 150.000 en gestion locative et un chiffre d'affaires de 270 millions d'euros sur les huit premiers mois de 2008.Lamy, dont le groupe immobilier Nexity a récupéré 67,5 % du capital à la faveur de son rapprochement avec les Caisses d'Épargne, est issu de la fusion annoncée en décembre 2005 de deux entreprises de cultures différentes - Gestrim (3.000 collaborateurs, 200 implantations) et Lamy (800 collaborateurs, 60 implantations). Autant Gestrim avait un réseau national, autant Lamy était surtout implantée à Paris et dans le sud de la France. Autant Gestrim reposait sur une organisation décentralisée, autant Lamy avait des procédures et des pratiques plus homogènes. désinvestissements« Un gros travail d'homogénéisation a été engagé avec la mise en place d'un système d'information unique, en voie d'être achevée, et de sept directions régionales de manière à disposer d'une structure managériale et géographique claire et logique », explique Arnaud Bazire. « Le grand chantier pour 2009 sera l'adoption progressive de process métiers identiques dans l'ensemble de nos réseaux », ajoute-t-il. Lamy cherche à améliorer sa rentabilité d'exploitation, actuellement inférieure à 5 %, avec pour objectif de la porter à 10 % d'ici trois à quatre ans, à comparer à plus de 10 % pour Foncia.Mais le rapprochement entre les Banques Populaires, propriétaire de Foncia et les Caisses d'Épargne, propriétaire de Nexity, ne va-t-elle pas obliger Lamy à des désinvestissements?? « Rien ne pourra se faire sans l'aval de Nexity?: si les Banques Populaires détiennent 100 % de Foncia, les Caisses d'Épargne ne détiennent que 38,2 % de Nexity et donc de Lamy, observe Arnaud Bazire. Toutefois, si un rapprochement devait avoir lieu, ce qui ne paraît pas obligatoire à ce stade, il semble qu'il pourrait y avoir dans certaines villes, où Foncia et Lamy sont fortement implantés, des problèmes de position dominante », auquel cas il faudrait procéder à certains arbitrages. En tout état de cause, si Lamy ne s'interdit pas de regarder le dossier de la vente de la branche administration de biens d'Icade, la filiale immobilière de la Caisse des dépôts, il est peu probable que le groupe se porte candidat à un rachat de cette branche, qui rendrait plus complexe l'équation Lamy-Foncia. Sophie Sanchez

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