Politique familiale : attention danger !
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En réclamant vendredi une révision de la politique familiale, Nicolas Sarkozy s'est-il souvenu d'Alain Juppé et de Lionel Jospin ? Le premier, en 1995, avait dû capituler en rase campagne après avoir proposé de soumettre les allocations familiales à l'impôt sur le revenu. Le second, en 1997, avait dû battre en retraite avec son projet de les mettre sous conditions de ressources. C'est qu'on ne touche pas impunément à cet héritage de la Libération. Les 88 milliards d'euros dépensés pour la famille en 2008 (4,7 % du PIB) ne l'ont pas été en pure perte : la France a enregistré 834.000 naissances l'an dernier. Un record en Europe !Cette politique pose pourtant des questions de principe. Faut-il continuer à faire payer les entreprises (à hauteur de 30 milliards par an) pour une politique qui relève de la solidarité nationale ? Dans ce cas, par quelle ressource remplacer ces cotisations : la CSG, une TVA sociale ou une taxe « écologique » ? Un véritable maquisAutres questions souvent posées mais jamais résolues : faut-il fiscaliser les « allocs », une piste évoquée par le président lors de la campagne de 2007 ? Faut-il également toutes les accorder sous conditions de ressources comme voulait le faire la gauche ? Enfin, n'est-il pas temps de mettre un peu d'ordre dans le maquis de 30 prestations différentes ? Le député UMP Yves Bur, chargé par l'Élysée de réfléchir aux solutions, ne va pas chômer. P. C.
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