Les pêcheurs du Nord lèvent le blocus des ports

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Les pêcheurs du Nord ont levé hier matin le blocus des ports de Boulogne-sur-Mer, Calais et Dunkerque qu'ils menaient pour réclamer une hausse des quotas de captures. La veille, tard dans la nuit, Michel Barnier leur a annoncé un plan d'accompagnement comprenant une enveloppe de 4 millions d'euros pour 2009, qui sera débloquée d'ici le 30 juin. La Commission de Bruxelles examinera cependant cette aide pour vérifier si elle est conforme aux règles européennes. Michel Barnier a par ailleurs indiqué qu'il entendait négocier des quotas supplémentaires de pêche de soles en procédant à des échanges avec d'autres pays de l'Union. Ce genre d'échanges est habituel, mais les quantités restent faibles. L'an dernier, par exemple, la France avait obtenu 400 tonnes de soles supplémentaires. Les pêcheurs du Nord, qui disent faire confiance à Michel Barnier, promettent cependant de rester mobilisés. Car ils n'ont pas obtenu satisfaction sur leur principale revendication, à savoir l'augmentation des quotas. Ce que le ministre excluait d'emblée. ressources naturellesChaque année, la Commission européenne établit des propositions de totaux admissibles de captures (TAC) sur la base d'avis scientifiques émis par le Conseil international pour l'exploration de la mer et sur la base des conseils formulés par le Comité scientifique, technique et économique de la pêche. Les ministres européens décident ensuite du niveau des TAC et de leur répartition en quotas nationaux. Dans ce débat, intérêts économiques à court terme et préservation des ressources naturelles paraissent souvent inconciliables. La discussion est d'autant plus difficile que selon les scientifiques aucune « régularité statistique » ne se dégage de l'évolution des populations halieutiques. On sait en revanche que des espèces vivant dans les eaux profondes se reproduisent beaucoup plus lentement que celles vivant dans des eaux plus en surface. En outre, il existe une réelle différence de nuisance écologique, que les quotas ne peuvent pas prendre en compte, entre la pêche côtière qui est artisanale et la démesure de la pêche industrielle. MARC DEGER

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