Mercedes tente de relancer ses grandes berlines

La Classe E génère traditionnellement 30 % de nos ventes et une part encore plus importante des profits. Ce modèle est au c?ur de notre rentabilit頻, nous explique Klaus Maier, vice-président de Mercedes en charge des ventes, à l'occasion des essais en Espagne d'un nouveau modèle crucial. La firme à l'étoile commercialisera le 28 mars une gamme intermédiaire E refondue.La dernière mouture de cette grande berline statutaire (à partir de 41.600 euros), rivale des Peugeot 607 ou Renault Vel Satis, arrive à un moment difficile. Les ventes totales de la marque ont plongé de 25 % en février (avec Smart), sous les effets de la crise? mais aussi de la descente en gamme des clients. « Mercedes ne profite pas de la prime à la casse en Allemagne. Notre part de marché y a recul頻, avoue Klaus Maier. La Classe E elle-même, qui se vend habituellement à 250.000 unités par an dans le monde, a vu ses volumes chuter en 2007, 2008 et début 2009.La nouvelle Classe E, bourrée d'électronique (détecteur de somnolence, lecteur des panneaux de limitation de vitesse, éclairage auto-adaptatif?), ne semble pas, a priori, dans l'air du temps. Pourtant, Mercedes affirme le contraire. Non sans arguments. Car la Classe E est désormais disponible avec trois moteurs Diesel (de 136 à 204 chevaux) dont les consommations sont en baisse de plus de 20 % par rapport au modèle précédent. Ces trois versions émettent 139 grammes de CO2 au kilomètre. Une excellente valeur pour un engin de 1,7 tonne (modèle de base) qui les met à l'abri d'un malus. Ces motorisations complètement repensées sont montées dans l'une des carrosseries les plus aérodynamiques ? et donc efficaces ? du marché. Une version diesel hybride arrivera en 2011.« bon pour les marges »Cette nouvelle Classe E vise certes le marché allemand (25 % des volumes), mais aussi américain (25 % également), chinois (plus de 5 %) ou du Moyen-Orient, où les voitures de ce segment ne sont pas « politiquement incorrectes ». Mercedes tient d'ailleurs beaucoup aux marchés émergents, dans lesquels il vend « surtout des versions haut de gamme, ce qui est bon pour les marges », souligne Klaus Maier.Dans l'Hexagone, « nous espérons en écouler 5.000 cette année et 10.000 l'an prochain avec les dérivés coupé, cabriolet et break, ajoute Reinhard Lyhs, président de Mercedes-Benz France, dont 8 % à 10 % avec les taxis ». ncette berline statu-taire arrive à un moment difficile. meercede