Le constructeur russe Avtovaz sur la sellette

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utomobileLe patron de la banque d'État russe Sberbank n'apprécie pas la façon dont Avtovaz (Lada), contrôlé à 25 % par Renault, est géré. Guerman Gref, ancien ministre de l'Économie et proche de Vladimir Poutine, vient de demander publiquement à Avtovaz de laisser la gestion quotidienne des affaires à son partenaire français ou bien? d'entrer dans une alliance à long terme avec l'allemand Opel, l'équipementier canadien Magna et le deuxième constructeur russe GAZ, sous sa houlette. Guermann Gref estime que la production d'Avtovaz n'a pas d'avenir et que son usine de Togliatti doit donc être placée sous une autre direction dans les six prochains mois. Il juge le niveau technique des Lada très inférieur à celui de ses concurrentes. En cela, il est d'ailleurs sur la même longueur d'onde que l'immense majorité des Russes, qui délaissent massivement les voitures locales pour les étrangères.Ces déclarations ont remis à l'ordre du jour la vieille rumeur d'une fusion entre Avtovaz et GAZ, d'autant que le rôle de Sberbank dans l'industrie automobile russe est devenu primordial. En effet, la banque est mise à contribution par le Kremlin pour fournir des crédits très bon marché à Avtovaz pour son programme d'investissements jusqu'en 2013. Par ailleurs, à la faveur des difficultés financières de l'actionnaire principal de GAZ, elle a récupéré les actions du constructeur en tant que garantie.boucle boucléeEnfin, Sberbank est partenaire de Magna dans le projet de reprise d'Opel, dont elle devrait obtenir une part de 35 %, devenant ainsi son actionnaire principal. Mais la banque, qui doit verser 500 millions de dollars pour sa part dans Opel, ne fait pas mystère de son intention de revendre ultérieurement ses actions à un actionnaire russe. Les experts avancent les noms de? GAZ, IzhAvto, Sollers, TaGaz ou Rossiiskie Technologii, un holding d'État détenant 25 % d'Avtovaz. La boucle est bouclée.Renault s'est borné hier à affirmer qu'« il ne négociait pas pour prendre les rênes d'Avtovaz en direct ». Le patron de Sberbank « a exprimé une opinion. Renault, en tant qu'actionnaire d'Avtovaz, n'a pas été contact頻, explique une porte-parole.Renault a vendu fin 2008 une licence à Avtovaz pour produire un dérivé des break et fourgonnette Dacia Logan. Ce devrait être le premier véhicule issu de la coopération franco-russe. Avtovaz a d'ailleurs affirmé mercredi avoir signé un accord avec la Société Généralecute; Générale pour un crédit de 171,5 millions d'euros sur sept ans, pour financer l'achat de cette licence.Emmanuel Grynszpan, à Moscou, et Alain-Gabriel VerdevoyeRenault s'est borné hier à affirmer qu'« il ne négociait pas pour prendre les rênes d'Avtovaz en direct ».

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