Les hôpitaux se préparent à affronter une pandémie grippale

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téL'Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévenu vendredi que le virus de la grippe A (H1N1) se propageait dans le monde à une vitesse « sans précédent » par rapport à d'autres épidémies. Face à l'accélération de la circulation du virus, les hôpitaux sont-ils prêts à faire face à un afflux massif dans les services d'urgences ? « L'hôpital est sur le pied de guerre, déclare Pierre Lesteven, conseiller à la Fédération hospitalière de France (FHF). Depuis la canicule, la vigilance est accrue, le taux de lits ouverts reste important l'été, et nous pouvons rappeler le personnel en cas de besoin. » Selon la FHF, 86 % des lits sont maintenus ouverts ou sont susceptibles de l'être rapidement. Ces précautions ne sont toutefois pas une assurance contre les débordements. « Cela dépendra de l'ampleur de l'épidémie et du moment où elle commencera, estime Gérard Vincent, délégué général de la FHF. Les pouvoirs publics ont-ils une vision claire de la permanence des soins des médecins de ville au mois d'août ? Les préfets de départements connaissent-ils le planning de vacances des médecins libéraux ? Car, si les cabinets des généralistes ne sont pas ouverts, les malades vont tous aller aux urgences, et ça posera un problème. » Le syndicat de généralistes MG France fait valoir que 60 % des cabinets restent ouverts en août, mais reconnaît l'absence « de système de santé organis頻. « Personne ne peut rappeler les médecins libéraux en vacances, nous n'avons pas de système d'astreinte comme chez EDF. Mais il pourra y avoir des appels au civisme à travers les médias », affirme son président, Martial Olivier Koehret, qui plaide pour une régulation des appels aux médecins de ville à travers un numéro de téléphone national unique.tous sur le pontAutre inconnue, quels seront les effets systémiques d'une épidémie de grippe ? Si celle-ci se déclenche en août, avant l'arrivée des vaccins prévue à partir d'octobre, il risque d'y avoir un impact sur le personnel soignant. « Le scénario catastrophe, ce serait que 20 % du personnel soit absent, note Pierre Lesteven. Les équipes travailleront davantage et nous ferons avec. » Pour renforcer le dispositif d'accueil, les agences régionales de l'hospitalisation (ARH) ont demandé aux cliniques de se mobiliser cet été. « Une petite cinquantaine d'établissements privés vont participer à l'accueil des malades aux côtés des hôpitaux publics », indique-t-on à la Fédération de l'hospitalisation privée.

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