Le FMI invite Israël à lever les restrictions sur la Cisjordanie

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Zvi Schreiber dirige, de Jérusalem, une entreprise de haute technologie mettant en rapport ses clients à travers le monde. Mais lui-même ne peut se rendre à son siège social, à tout juste 15 kilomètres, et doit rencontrer ses propres collaborateurs palestiniens en plein désert. Sa société se trouve en Cisjordanie occupée et les 30 ingénieurs palestiniens qu'il emploie, créateurs de ses logiciels, doivent demander des permis spéciaux pour pouvoir s'entretenir avec lui dans la Ville sainte. « Je suis probablement le seul PDG au monde à qui on interdit de visiter le siège social de son entreprise », explique à l'AFP cet Israélien. Malgré les entraves, la Cisjordanie devrait connaître une croissance de 7 % en 2009 après 4 % en 2008, selon le FMI. Une amélioration à mettre sur le compte de l'assouplissement des restrictions israéliennes sur le commerce intérieur, estime le Fonds qui invite l'État hébreu à continuer d'alléger les nombreuses entraves sur les mouvements de personnes et de marchandises imposées aux territoires palestiniens. Le bilan est plus sombre pour la bande de Gaza. Si le blocus a été un peu allégé, « les restrictions sur un large éventail de produits non humanitaires demeurent strictes », relève le FMI. Le chômage touche 20 % de la population active en Cisjordanie et 34 % dans la bande de Gaza. X. H.

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