Washington soutient l'entrée de l'Ukraine dans l'Otan

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Europe de l'EstDeux semaines après la venue très médiatisée de Barack Obama à Moscou, Joseph Biden visite deux anciens satellites de l'URSS que le Kremlin aimerait bien voir revenir dans sa sphère d'influence. La tournée du numéro deux américain a pour but de rassurer Kiev et Tbilissi que le rapprochement opéré par Barack Obama avec Moscou ne se fait pas à leurs dépens. Les États-Unis « soutiennent fermement » l'intégration de l'Ukraine à l'Otan, malgré l'opposition de la Russie à cette idée, a déclaré hier à Kiev le vice-président américain Joe Biden. La relance des relations avec la Russie « ne se fera pas aux dépens de l'Ukraine », a-t-il insisté, au côté du président ukrainien, Viktor Iouchtchenko.Il n'est pas certain que les propos de Joe Biden soient très appréciés à Moscou qui entretient des relations tendues avec Kiev. L'Ukraine espère beaucoup de Joseph Biden pour l'aider à obtenir de nouveaux crédits auprès des institutions financières internationales et de l'Union européenne. L'Ukraine subit très cruellement la crise économique mondiale avec une contraction de 14 % du PIB cette année, selon les prévisions du FMI. Les caisses de l'État sont insuffisamment remplies pour garantir les volumes de gaz nécessaires pour l'hiver.Un pays affaibliMais Joseph Biden a aussi des demandes à faire à Kiev. La crise politique incessante dans le pays a contribué à placer l'économie en mauvaise passe et a ruiné ses espoirs de rentrer rapidement dans l'Otan, un objectif qui horripile Moscou. L'approche foncièrement antirusse du président Iouchtchenko n'a pas rencontré d'écho au sein de la population ukrainienne, dont une large partie se sent plus proche de la Russie que de l'Europe. Porté au pouvoir par la révolution orange de 2005, Viktor Iouchtchenko a perdu beaucoup de son crédit et son taux de popularité oscille maintenant autour de 5 %. Ce qui ne l'empêche pas de se déclarer candidat à sa propre succession. Les deux autres postulants majeurs du scrutin prévu en janvier 2010, l'ancien Premier ministre, Viktor Ianoukovitch, et le Premier ministre actuel, Ioulia Timochenko, ont des positions plus conciliantes envers Moscou. Cette dernière a, par exemple, mis beaucoup d'eau dans son vin depuis qu'elle dirige le gouvernement et qu'elle pilote les négociations avec Gazprom.Joseph Biden, qui a rencontré hier tous les candidats à la présidentielle, s'envolera demain soir pour Tbilissi.

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