" Mieux vaut dépenser pour l'avenir "
La Tribune
La Tribune
Quand peut-on réellement parler de relance ?Quand l'ensemble des mesures correspondent à environ un demi-point de PIB. Autrement dit, quand elles ont un impact non négligeable sur les grandes masses budgétaires et les déficits publics.Tous les plans donnent-ils des résultats ?C'est toujours très difficile à évaluer, puisqu'il n'y a aucun moyen de savoir si, en l'absence de plan, la situation aurait été pire. Toutefois, on ne peut pas dire que le paquet fiscal français, représentant 13 milliards d'euros en année pleine, lancé en 2007 dans le cadre de la loi Tepa, ait eu beaucoup d'effet en France...Avez-vous noté de nouvelles idées sur la manière de relancer l'économie ?Le débat public se concentre surtout sur les vieilles recettes et aujourd'hui, tout le monde se réveille keynésien ! Mais alors qu'une relance typiquement keynésienne des années 1930 avait lieu dans des économies fermées, le défi est désormais d'opérer dans des économies ouvertes, et en ce qui nous concerne, à l'échelle de l'Europe. Ce qui implique plus de coordination, ou même un vrai " gouvernement économique ".Quelle serait la meilleure formule pour un plan de relance ?Mieux vaudrait dépenser pour l'avenir plutôt que sur le simple court terme. Ainsi, au lieu de simplement mettre de l'argent dans les poches des consommateurs - qui achèteraient des produits made in China -, dépenser pour l'infrastructure et l'innovation, afin d'améliorer la compétitivité à venir.
La Tribune
Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026
🔴 Déficit commercial, sommet européen au Monténégro… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir