Les plages espagnoles ont beaucoup moins séduit en 2008

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Déjà chahutée sur tous les fronts, l'économie espagnole doit faire face à un nouveau sujet de préoccupation?: la stagnation du tourisme, une activité qui génère bon an mal an quelque 11 % de son PIB. Les 57,4 millions de touristes qui l'ont visitée l'an dernier représentent une chute de 2,6 millions par rapport à 2007, qui fut il est vrai une année record. Le recul le plus sensible est celui des Français (- 8,5 %), qui constituent quelque 14 % du total. En ce qui concerne les dépenses des visiteurs, on attend une virtuelle stagnation, l'évolution ayant été de 0,1 % pour les onze premiers mois. S'il ne s'agit là nullement d'un effondrement, c'est quand même un avertissement?: c'est la première fois que le nombre de touristes se réduit depuis le début de l'actuelle série statistique, en 1995. vulnérabilitésCe revers est de nature à relancer le débat récurrent sur l'actuel modèle de « sol y playa » (soleil et plage), qui sous-tend toujours l'offre espagnole. Avec les vulnérabilités qu'il suppose?: une très forte concentration saisonnière d'abord, qui réduit la rentabilité calculée sur l'ensemble de l'année. Une demande trop volatile, ensuite, les plages espagnoles étant pratiquement interchangeables avec celles d'autres pays méditerranéens en pleine expansion touristique, notamment dans les Balkans. Certes, le gouvernement affiche régulièrement sa volonté de stimuler un tourisme de type culturel davantage centré vers l'intérieur du pays (la densité des monuments espagnols est la plus élevée d'Europe après celle de l'Italie). Mais dans la pratique la propagande à l'extérieur des autorités touristiques du pays reste (lobby hôtelier oblige) très centrée sur le littoral. Th. M.

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