Une décision sur Opel attendue en milieu de semaine
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utomobileLe gouvernement allemand devrait prendre demain, ou jeudi au plus tard, une décision sur Opel. C'est la chancelière Angela Merkel qui l'a laissé entendre hier. La date butoir du 1er juin, posée par les autorités américaines pour statuer sur le sort de GM, la maison mère de la firme allemande, oblige Berlin à brusquer les choses.En attendant, les discussions se poursuivent avec les trois candidats à la reprise. L'équipementier canadien Magna, adossé à la banque semi-publique russe Sberbank avec le soutien du constructeur également russe GAZ, est le favori de Berlin. Même si Magna n'a pas d'expérience de constructeur automobile et si GAZ ne fabrique que des utilitaires et des vieux modèles à la technologie obsolète. La Commerzbank serait d'ailleurs prête à octroyer un crédit de 4 milliards d'euros à un tel consortium, d'après « Manager Magazin », qui cite des sources proches des négociations. Fiat et le fonds américain Ripplewood sont aussi sur les rangs. Angela Merkel, qui a téléphoné le week-end dernier au Premier ministre russe, Vladimir Poutine, doit rencontrer l'administrateur délégué de Fiat, Sergio Marchionne.besoin de 3,3 milliardsAvant de se décider, Berlin veut que les prétendants améliorent leurs offres sur deux points : le nombre des suppressions d'emplois et le montant des aides publiques. Sinon, ce sera la faillite dans la foulée de celle qui menace GM, a prévenu le ministre de l'Économie, Karl-Theodor zu Guttenberg. L'option d'un dépôt de bilan est combattue par le vice-chancelier, le social-démocrate Frank-Walter Steinmeier, mais aussi les Länder abritant les sites d'Opel. Roland Koch, ministre-président de la région Hesse, a ainsi dit hier que « ce serait le pire scénario possible ».Opel, qui affirme avoir besoin de 3,3 milliards d'euros d'aide publique pour survivre, emploie 25.000 personnes en Allemagne et les discussions sur son avenir ont pris un tour politique à quelques mois des élections législatives du 27 septembre prochain.
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