Dexia lève le pied au Japon
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queDexia allège ses activités au Japon. L'établissement bancaire, en difficulté à l'automne dernier, avait annoncé en février, un « arrêt du développement commercial » de son implantation au Japon, mais précisait qu'il maintiendrait sa plate-forme de refinancement. Pourtant, explique le dirigeant d'une grande banque française dans l'archipel, « ils règlent les problèmes courants, mais ils sont clairement dans une logique de fermeture ». Ce que dément Dexia, qui, interrogé hier, reconnaissait qu'il souhaitait « réduire les coûts sur place et diminuer la taille du bilan ».invitations au départReste que la cheville ouvrière de Dexia au Japon, son ex-directeur général Robert Verdier, n'a plus de fonction opérationnelle depuis quelques jours. Sur le site Web de la filiale japonaise, son nom a été retiré en haut de l'organigramme, sans explication. Depuis des mois, la direction multiplie les invitations au départ dans la banque, qui compte encore 50 salariés.Actif au Japon depuis 2004, Dexia avait obtenu sa licence bancaire dans l'archipel en seulement dix mois. La banque avait investi de très élégants bureaux dans le quartier le plus chic de Tokyo, en face du palais impérial. Le Japon représente 40 % du marché mondial du financement des collectivités locales, devant les États-Unis, qui sont eux-mêmes deux fois plus importants que l'Europe. Le Japon venait de déclencher sa décentralisation, baptisée « réforme Trinit頻, et le modèle Dexia semblait parfaitement correspondre aux besoins des collectivités locales japonaises. La dette locale nippone, qui représente 1.800 milliards de dollars, est encore gérée à moyen terme (moins de dix ans), tandis que les communes des pays qui ont achevé leur décentralisation, comme la France, ont basculé sur le long terme. « Beaucoup de Japonais sont venus observer notre expérience en France », remarquait à l'époque le fondateur de Dexia, Pierre Richard, en visite au Japon. Régis Arnaud, à Tokyo
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