Ces entreprises qui font rêver les diplômés des grandes écoles

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C'est difficile à croire, et pourtant le baromètre annuel réalisé par TNS-Sofres est formel : les futurs diplômés des grandes écoles de commerce placent toujours BNP Paribas et Société Généralecute; Générale en tête des employeurs qu'ils citent spontanément quand on leur demande dans quelle entreprise ils aimeraient travailler. En légère perte de vitesse chez les futurs ingénieurs, les deux groupes bancaires restent néanmoins dans leur top 10 du palmarès que « La Tribune » publie en exclusivité. Comment, alors que la finance dans son ensemble connaît la plus grave crise de son histoire et qu'elle souffre d'une mauvaise image dans l'opinion, ces deux employeurs peuvent-ils se maintenir aussi haut dans l'esprit d'un diplômé sortant de HEC, de l'Essec ou de Polytechnique ? Leur présence active dans les campus n'y est sans doute pas pour rien. Mais cette performance doit surtout être tempérée à l'aune des résultats de la deuxième partie du sondage réalisé par TNS-Sofres. Car lorsqu'on propose aux élèves des écoles de commerce de noter des employeurs figurant sur une liste de 130 noms, BNP Paribas et Société Généralecute; Générale se voient largement devancés par d'autres poids lourds du CAC 40 et surtout par des « marques » mythiques. l'automobile n'attire plusLes jeunes diplômés des écoles de commerce donnent même leur préférence à des employeurs ? Apple ou Google ? auprès desquels il y a pourtant peu de chances qu'ils décrochent un emploi, leur recrutement restant d'ampleur limitée. Autre paradoxe, les employeurs qui, pour le moment, résistent plutôt bien à la crise ne font guère rêver l'élite des étudiants en école de commerce. Aucun poids lourd de la grande distribution ne figure dans le top 30. Quant aux grands groupes mutualistes, ils sont certes champions pour collecter l'épargne des Français, mais pas pour faire venir à eux la crème de la crème des grandes écoles. Les meilleurs élèves cherchent toujours en priorité des employeurs leur offrant la possibilité, au moins pour un temps, d'exercer leur talent ailleurs qu'en France. Les futurs ingénieurs rêvent, eux aussi, d'une carrière internationale. Mais plutôt au service d'une entreprise française dont le savoir-faire s'exporte bien. Ils font donc aujourd'hui la part belle à trois recruteurs majeurs : EDF, Areva et GDF Suez (voir page 3). Et continuent de délaisser les constructeurs automobiles. « En cinq ans, l'automobile a fait un plongeon impressionnant », souligne Éric Chauvet, directeur adjoint chez TNS-Sofres. Dans le baromètre publié en 2000, Renault et PSA figuraient parmi les quatre entreprises que les élèves ingénieurs citaient le plus souvent. « Le jeune diplômé est plus proche dans ses choix du boursicoteur que du citoyen : il regarde surtout le potentiel des entreprises », observe Éric Chauvet. Pour les entreprises, l'attractivité de ce que les professionnels de la communication appellent la « marque employeur » est cruciale. « Plus leur attractivité progresse, plus elles recueillent de candidatures », constate Thomas Delorme, responsable de la stratégie interactive chez TMP Neo, une agence de communication spécialisée dans le recrutement. Avoir le choix, même lorsqu'on a moins de postes à pourvoir, cela reste un atout clé.

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