Les faux pas de Satyam
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Le quatrième groupe indien de services informatiques connaît une fin d'année erratique, qui soulève des questions sur la crédibilité de son management et sur la transparence de l'entreprise. Mardi, la Banque mondiale a annoncé sa décision de ne plus travailler avec Satyam pendant huit ans, reprochant au groupe d'avoir fourni aux employés de la banque « des bénéfices inappropriés », ce qui, à mots couverts, ressemble à une suspicion de corruption. Satyam, qui est cotée au Nasdaq, a demandé hier à la Banque mondiale de revenir sur ses déclarations et de lui présenter des excuses. Sans succès.La semaine dernière, c'est en annonçant un intrigant projet d'acquisition que le management de Satyam s'est tiré une balle dans le pied. Afin d'accélérer sa diversification, Satyam dévoilait une offre de rachat pour 1,6 milliard de dollars de deux entreprises opérant dans le bâtiment, Maytas Infra et Maytas Properties. Cette annonce a immédiatement soulevé une forte réprobation des analystes, et fait dégringoler le titre en Bourse. Motif de ce plongeon?? L'actionnariat des deux entreprises, respectivement détenues à 20 % et 35 % par le propre fondateur et président de Satyam, Ramalinga Raju, et par ses proches, a fait naître des soupçons de conflit d'intérêts. sanction du marchéDevant la bronca des investisseurs, le groupe a annulé son offre le jour-même de sa présentation. Pour regagner les faveurs des marchés, Satyam indiquait avoir planifié pour le 29 décembre une réunion de son conseil d'administration destinée à étudier un rachat d'actions. Mais depuis l'annonce de ce double rachat avorté, Satyam a chuté de 40 % en Bourse. O. H.
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