Le baril de pétrole coule le rouble
La Tribune
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Jamais la devise russe n'avait connu de dévaluation (? 20 % depuis cet été) aussi sévère depuis la crise de 1998. Et jamais le rouble n'a été si faible contre l'euro. La devise russe a dévissé à 40,7 roubles contre 1 euro alors que le baril de pétrole russe brut Urals frôlait hier les 30 dollars, son plus bas niveau depuis 2004. La banque centrale russe a visiblement lâché du lest dans sa bataille pour freiner la dévaluation, après avoir dépensé plus de 100 milliards de dollars puisés dans ses réserves. Des dépenses colossales justifiées par la crainte de provoquer une panique dans la population russe. Le souvenir de 1998, lorsque la valeur du rouble avait subitement été divisée par trois, reste cuisant dans la population et la confiance qu'inspirent les banques du pays reste très fragile en dépit de dix années de forte croissance consécutives de l'économie russe. Bien qu'amputées, les réserves de la banque centrale russe reste néanmoins solides avec 451 milliards de dollars (une corbeille 50/50 dollar/euro), soit les troisièmes réserves mondiales. Le premier vice-président de la banque centrale russe a voulu rassurer la population hier à la télévision d'État en assurant qu'il n'y aurait « pas de rapide dévaluation avant la fin de l'année ».
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