La Thaïlande proche d'un coup d'État

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L'état d'urgence, décrété hier par le Premier ministre, Somchai Wongsawat, dans les deux aéroports de Bangkok, n'a pas permis de ramener le calme dans le pays, les opposants au régime bloquant toujours les aérogares et empêchant des milliers de touristes de quitter le pays. La crise politique, ouverte par les manifestations des partisans de « l'Alliance du peuple pour la démocratie », un mouvement d'opposition, risque désormais de déboucher sur un coup d'État. Hier, le chef de l'armée a réclamé la démission du Premier ministre et la tenue d'élections. Lors de la crise économique de 1997, les militaires avaient déjà tenté d'instaurer l'état d'urgence, sans y parvenir : la nouvelle constitution adoptée à cette époque les avait exclus du pouvoir, le pays s'engageant dans la voie démocratique. « Mais cet épisode démocratique a été vidé de son sens par l'exacerbation des intérêts particuliers, sous le régime de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra », analyse Sophie Boisseau du Rocher, chercheuse au Asia centre à Sciences po, et auteur de « l'Asie du Sud-Est 2009 » (à paraître chez Perrin). « En l'absence d'une opposition structurée, le retour de l'armée au pouvoir paraît l'option la plus crédible Un scénario synonyme, sur le plan économique, d'une nouvelle captation d'intérêts par la caste militaire. Éric Chol

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