Boeing compte supprimer 10.000 emplois
La Tribune
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Moins de trois semaines après avoir annoncé la suppression de 4.500 postes dans sa branche d'avions commerciaux, Boeing durcit son plan social. Le géant américain de l'aéronautique et de la défense a annoncé hier qu'il entendait supprimer 5.500 emplois supplémentaires dans les fonctions support, au siège, et dans la défense, portant ainsi l'addition à 10.000 postes. Soit 6,25 % des effectifs du groupe qui compte 160.000 personnes. Cette coupe se fera par le non-remplacement des départs à la retraite, par une diminution des sous-traitants travaillant dans ses usines mais aussi par des licenciements. Le PDG du groupe, Jim McNerney a indiqué hier que Boeing devait se préparer à faire face à la dégradation de l'environnement. Les suppressions de postes ne touchent pas la production d'avions civils. Malgré la crise que rencontre le transport aérien, Boeing entend livrer entre 480 et 485 appareils, 30 % de plus qu'en 2008, une année qui avait notamment été paralysée par deux mois de grève des mécaniciens. Par ces suppressions de postes, Boeing entend réduire ses coûts pour compenser l'impact de cette grève et des surcoûts liés au dérapage du programme 787 mais aussi de la nouvelle version du 747. Ces deux points ont amputé les bénéfices de Boeing de 1,8 milliard de dollars en 2008, faisant fondre le résultat net de 34 %, à 2,7 milliards. Le pire n'est-il pas à venir pour Boeing et Airbus ? Car si les problèmes de financement d'avions des compagnies aériennes peuvent être surmontés par différentes mesures (« La Tribune » du 27 janvier), la dégringolade du trafic mondial est telle qu'elle peut pousser les compagnies aériennes à reporter leurs livraisons, même si un financement est possible. Une vraie menace pour l'emploi des avionneurs et toute la filière aéronautique. Fabrice Gliszczynski
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