Guerre des chefs au sommet de la banque
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Derrière les sourires de façade et les poignées de main officielles, rien ne va plus entre le président du directoire de la première banque d'Allemagne, Josef Ackermann, et celui du conseil de surveillance, Clemens Börsig. Dernier épisode en date : la publication la semaine dernière du rapport d'un cabinet d'avocats concernant des affaires d'espionnage commanditées par l'entreprise à l'encontre notamment d'investisseurs de la banque.président sous pressionCe document, qui surgit avant même l'ouverture d'une enquête judiciaire, a relevé quatre cas d'espionnage et met clairement hors de cause les membres actuels du directoire. En revanche, il indique que Clemens Börsig pourrait être impliqué dans la mise en place de la surveillance d'un actionnaire très critique lors des assemblées générales, Michael Bohndorf. Ce rapport précoce met évidemment la pression sur le président du conseil de surveillance. D'aucuns y voient une tentative de déstabilisation de la part de Josef Ackermann. Le différend entre les deux hommes est ancien, mais il a éclaté au grand jour en avril dernier lorsque Clemens Börsig a brigué le fauteuil de son rival à la tête de la banque. Il avait alors été désavoué par le conseil de surveillance qui avait, à l'inverse, demandé à Josef Ackermann de rester trois ans de plus, jusqu'en 2013. Dans un souci d'apaisement, la Deutsche Bank a indiqué hier dans un communiqué qu'aucun membre du conseil de surveillance, y compris Clemens Börsig, n'avait autorisé les opérations d'espionnage. R. G.
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