La compétitivité se dégrade toujours

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dustrieLes effets se font toujours attendre. Alors que le gouvernement tente par tous les moyens de dynamiser la compétitivité des entreprises tricolores avec, entre autres, la réforme du crédit d'impôt recherche, la suppression de l'imposition forfaitaire annuelle ou des coups de pouce sectoriels dans l'aéronautique et l'automobile, celle-ci a continué de se dégrader au deuxième trimestre, selon l'enquête de conjoncture trimestrielle dans l'industrie dévoilée hier par l'Insee.« Les entrepreneurs considèrent que la compétitivité des industries reste dégradée et ce quel que soit le marché de destination : France, Union européenne ou monde », explique l'institut. Même si l'on sait bien qu'une politique de l'offre fondée sur les dépenses d'avenir ne produit ses effets sur l'activité qu'au bout de quelques années, la crise actuelle ruine pour l'instant les efforts du gouvernement. Quant au plan de relance, il ne semble pas encore en mesure d'accélérer la sortie de crise, en stimulant une demande jugée toujours insuffisante par l'Insee. En effet, selon l'institut, la demande globale des ménages, des entreprises et des administrations publiques se contracterait à nouveau au troisième trimestre, à un rythme toutefois moins élevé qu'au cours des trois trimestres précédents, les perspectives générales d'exportation cessant de se détériorer. Dans ce contexte, le taux d'utilisation des capacités de production se maintiendrait à un faible niveau (70,5 %), très proche du plancher historique atteint au deuxième trimestre (70,3 %), et très loin de la moyenne de longue période (84 %).problèmes de trésorerieMalheureusement, l'emploi continuerait à souffrir. Même si elles ralentissaient, les suppressions de postes se poursuivraient au troisième trimestre, donnant ainsi raison à ceux qui considèrent la baisse du chômage de juin comme un simple trompe-l'?il. Dans ce contexte, il n'est guère étonnant de constater que 26 % des entreprises admettent avoir des problèmes de trésorerie. Elles n'étaient que 14 % un an auparavant, avant que la crise ne se propage brutalement à l'activité réelle. F. P.

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