Les mises en chantier en chute libre
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Grosse déprime. Le nombre de permis de construire, qui a atteint 111.342 unités au troisième trimestre 2008, s'est effondré de 23,3 % par rapport au même trimestre de l'année précédente, a révélé hier le ministère du Développement durable dans un communiqué. La déprime se propage bien évidemment aux mises en chantier qui, elles aussi, ont reculé sur la même période de 8,1 %. Ces chiffres, qui expriment une forte dépression du secteur ? le ministère parle, lui, de « nette dégradation de l'activit頻 ?, ne sont pas propres au seul trimestre concerné. Sur les douze derniers mois, comparés aux douze précédents, le nombre des mises en chantier est également en recul de 11,8 % à 385.143 unités ainsi que le nombre de permis de construire, qui s'affaisse de 18,2 % (voir graphique). Le nombre de mises en chantier au cours des douze derniers mois reste cependant « à des niveaux historiquement élevés », selon le ministère. Sur l'ensemble de l'année 2008, on compterait également 385.000 démarrages de construction de logements. Dans une étude publiée simultanément, l'institut Xerfi prédit que, « avec ces perspectives assombries », il faut s'attendre à une nouvelle baisse des mises en chantier en 2009. Elles devraient à peine dépasser les 300.000 unités. Soit une nouvelle chute de 22 %, qui ramènerait leur niveau à celui du début des années 1990.Absence de dynamismeL'industrie ne va pas mieux que le bâtiment. La baisse de ses effectifs s'est accentuée au troisième trimestre, alors que la demande a continué de baisser, indique l'enquête trimestrielle de conjoncture publiée hier par l'Insee. Selon les chefs d'entreprise, la baisse des effectifs pourrait s'intensifier au cours des trois prochains mois. Les demandes globale et étrangère adressées à l'industrie manufacturière ont encore sensiblement diminué et sont désormais jugées peu dynamiques, poursuit l'Insee. Au vu des anticipations des industriels, elle continuerait de se dégrader d'ici à la fin de l'année. Allez avoir le moral avec tout ça?! Eh bien, justement, les Français ne l'ont pas, nous indique l'Insee. Après une courte embellie en septembre, le moral des ménages a perdu 3 points, passant à ? 47, touchant en octobre un plancher historique jamais atteint depuis la création de l'enquête en 1987, les Français craignant notamment que l'aggravation de la crise financière n'accélère la hausse du chômage. Pour Alexander Law (Xerfi), « c'est tout sauf une surprise tant le climat économique en ce mois d'octobre a été anxiogène ». Rémy J
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