La réforme du CNRS entérinée

 |   |  286  mots
Malgré la tentative de blocage par une centaine de chercheurs mécontents, le CNRS a, sous haute protection policière, réussi à réunir jeudi son conseil d'administration. Ce dernier a donc entériné la réorganisation de l'organisme public de recherche en neuf instituts internes, qui remplacent les départements disciplinaires. Ce redécoupage, qui s'inscrit dans la réforme de tout le système français de recherche, est calqué sur celui qu'a connu plus tôt dans l'année l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale).Pour les chercheurs, c'est est un prélude au démantèlement du CNRS. Si le gouvernement s'en défend, il prépare bien la sortie à terme de 30 % de ses activités, en l'occurrence des sciences de la vie et de l'informatique, qui ont vocation à rejoindre respectivement l'Inserm et l'Inria. À terme, doivent, de fait, naître deux organismes nationaux uniques pour ces deux disciplines (« La Tribune » du 24 novembre). Dans un premier temps, les deux instituts internes du CNRS concernés devront travailler de manière « étroite » avec l'Inserm et l'Inria.prudenceLe ministère de la Recherche a recommandé, jeudi, de scinder en deux l'institut interne dédié aux sciences de l'ingénieur et aux technologies de l'information afin de créer, provisoirement, un dixième institut dédié spécifiquement aux sciences de l'informatique. C'est ce dixième institut qui doit à terme rejoindre l'Inria. Au CNRS, on se veut prudent, précisant que la réflexion ne fait que débuter et que les instances seront consultées (comité technique paritaire et conseil scientifique). Rien ne sera donc réglé avant la tenue du prochain conseil d'administration, probablement en mars 2009. C. J.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :