Dénoncer

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terviewPatrick Oualid, directeur du New Business et des partenariats stratégiques chez PixmaniaFaites-vous une différence entre l'e-commerce et le commerce traditionnel ?Il faut dénoncer cette opposition entre distribution traditionnelle et en ligne. On a dit par exemple qu'un client e-commerce n'est pas un client de proximité, alors que les indices démontrent le contraire. L'e-commerce est entré définitivement dans le mass market et dans la vie des Français : 22 millions achètent en ligne, plus de 2 Français sur 5 de plus de 18 ans, avec une croissance chez les seniors trois fois plus rapide que sur les autres secteurs. Ce sont plutôt des clients qui sont à des moments de consommation différents, mais il faut s'adresser à eux de la même façon. De plus en plus d'expériences essaient de lier l'ensemble des canaux, en permettant par exemple au client de passer sa commande en ligne puis de se faire livrer en magasin.Cassez-vous les prix ?Si l'e-commerce existe encore, c'est parce que les prix y sont plus bas, mais cela se révèle de moins en moins vrai au nord de l'Europe, où l'aspect pratique de l'e-commerce prévaut de très loin sur l'aspect prix. La France occupe une position médiane, alors qu'en Espagne ou en Italie, c'est plutôt le prix qui domine. Plus on est éduqué sur l'e-commerce ? et on suit cette tendance en France ?, plus la notion de praticité augmente et moins le prix compte. La voie de Pixmania, même si le prix est 20 % à 30 % plus bas que dans la grande distribution traditionnelle, n'est pas de suivre le chemin du discount, contrairement à certains éminents concurrents. Dans cinq à dix ans, un positionnement exclusivement sur le prix pourrait être dangereux, comme pour la distribution traditionnelle en général.Propos recueillis par P. B. et F. S.

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