Le FMI pousse les feux de la réforme

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flash infoÀ deux semaines du sommet des chefs d'État (G20) de Washington, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, entend mettre l'institution de Bretton Woods au c?ur de la réforme de l'architecture financière internationale. Le rôle de « coordonnateur de la régulation mondiale » du FMI doit être renforcé, explique Dominique Strauss-Kahn dans un entretien accordé au journal « Le Monde », soulignant qu'il s'agit d'ailleurs de « l'approche de Nicolas Sarkozy » qui assure la présidence de l'Union européenne. Dominique Strauss-Kahn entend donc proposer « un plan de nouvelle gouvernance » autour de « cinq axes » le 15 novembre prochain.Le directeur général du FMI souhaite en premier lieu créer un « nouveau » prêt qui permette de soulager les problèmes de liquidités que peuvent rencontrer des pays confrontés à des retraits massifs de capitaux. Il veut également « augmenter les ressources du FMI qui peuvent devenir insuffisantes face à l'ampleur des besoins à moyen terme ». élargir la régulationLe Fonds, qui dispose de 250 milliards de dollars de ressources, s'est engagé à prêter 35 milliards de dollars en moins d'une semaine. Or, la liste des candidats à un prêt ne cesse de s'allonger. Il faut également, selon lui, « tirer les leçons des politiques économiques qui ont conduit à ces « bulles » à répétition dont l'éclatement détruit l'économie réelle ». Les membres du G20, explique un haut diplomate européen, planchent sur trois grands thèmes : élargir le champ de la régulation, améliorer les réglementations existantes et améliorer la coordination, avec pour grands principes généraux une meilleure transparence et plus de responsabilité de la part des acteurs financiers. « Tous les pays ? y compris les États-Unis ? reconnaissent que le marché ne fonctionne que s'il est organis頻, explique Dominique Strauss-Kahn. Il faut toutefois « éviter le piège qui consiste à désigner des boucs émissaires et à surréglementer l'activit頻, met en garde Patrick Artus, chef économiste de Natixis. La liquidité mondiale trop abondante et les réglementations procycliques ne doivent pas être les oubliées de la réforme.

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