Le taux de prélèvements obligatoires va remonter avec la reprise

Tenir le cap. Le programme de stabilité que doit transmettre Paris à la Commission européenne lundi traduit le mouvement amorcé depuis quelques semaines par le gouvernement sur la maîtrise de la dépense. Le point d'arrivée de cette trajectoire est connu puisqu'il s'agit de revenir à 3 % de déficit public en 2013. Le document ? qui porte sur la période 2010-2013 ? vise à convaincre les partenaires de la France de la capacité du gouvernement à tenir cet engagement. Pour faire passer le déficit public de 8,2 % du PIB en 2010 à moins de 3 % en trois ans, Bercy table sur une accélération de la croissance. Le PIB, après une progression de 1,4 % en 2010, augmenterait de 2,5 % par an ensuite. Mais la dynamique de la reprise ne serait pas à elle seule suffisante pour ramener le déficit dans les clous de Maastricht. Paris affichera un objectif inédit en matière de progression de la dépense publique. un objectif très ambitieux Lors du précédent programme de stabilité, la France tablait sur une croissance de cette dernière de 1 % en volume. Pour ce nouveau programme, c'est un chiffre un peu inférieur à ce niveau qui sera retenu, a annoncé François Fillon dans une interview au « Figaro » de samedi. Pour documenter cet objectif très ambitieux ? sur les dix dernières années, la progression des dépenses publiques a été en moyenne de 2 % ?, le gouvernement insistera sur son intention de limiter la progression des dépenses d'assurance-maladie à moins de 3 % et fera valoir qu'en avril des décisions précises seront prises pour tous les acteurs de la dépense publique. Bercy devrait aussi mettre en avant les réformes structurelles que la France va engager (principalement celle des retraites) afin d'illustrer sa volonté politique de redresser ses comptes. Pour ce qui est de l'endettement, Paris devrait afficher un poids de la dette dans le PIB un peu en dessous de 90 % en 2013 avec l'idée d'une stabilisation à ce niveau. Concernant les prélèvements obligatoires, leur poids devrait repartir à la hausse, partant d'un niveau inférieur à 41 % du PIB en 2009 pour s'établir en 2013 à un niveau un peu inférieur à celui du début du quinquennat (43,2 %). Ceci s'explique par les conséquences du retour de la croissance sur les rentrées fiscales. Mais aussi par la remise en cause des niches fiscales. Fillon pour une hausse des cotisNon à un changement radical du système de retraite, mais oui à des mesures permettant effectivement de repousser l'âge moyen effectif de départ ?à la retraite (au moyen, probablement, d'un recul de l'âge légal) et à une hausse des cotisations sociales. Dans l'interview qu'il a accordée au « Figaro » samedi, ?le Premier ministre remet sur la table le schéma retenu dans la réforme ?qu'il avait portée en 2003 : les cotisations sociales destinées à l'assurance vieillesse augmenteraient, tandis que celles versées à l'assurance chômage baisseraient. ?Un transfert qui n'a rien d'évident ? il nécessiterait une baisse du chômage, synonyme d'excédents de l'Unedic ?, mais François Fillon juge que « l'idée ?est toujours d'actualit頻.

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