Zain Africa a échappé de peu aux mains de Vivendi

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Pour de nombreux opérateurs en télécoms occidentaux, Zain Africa a le profil type de la cible idéale : une large présence sur le continent africain et une importante réserve de croissance d'abonnés alors que seulement 31 % de la population africaine est équipée d'un téléphone mobile. Mais Zain Africa avait aussi un gros défaut : son prix.Si l'indien Bharti Airtel a accepté de débourser 8 milliards d'euros (10,7 milliards de dollars) pour s'emparer de Zain Africa, tous les opérateurs européens ont reculé devant le montant de la facture. « Bharti paye une prime d'entrée sur le marché africain. Mais le prix est trop élevé d'au moins 2 milliards de dollars », estime un bon connaisseur du dossier. D'autant que certains actifs de Zain Africa, notamment celui du Nigeria, sont sources de risques juridiques avec des litiges sur la propriété du capital.Pourtant, l'an dernier, Vivendi a été à deux doigts de conclure l'affaire. Déjà présent dans plusieurs pays africains via Maroc Telecom, le groupe français avait réussi à élaborer un montage à deux étages, en faisant racheter une partie par sa filiale africaine, lui permettant de financer l'opération sans avoir à lancer une augmentation de capital. Un accord sur le prix était même proche. Avances rejetéesMais, en interne, contrairement à la volonté des actionnaires du groupe koweitien, notamment le fond souverain du pays, la direction de Zain n'était pas convaincue de l'intérêt de vendre un bout de la société. Saad al Barrack, le directeur général de Zain, freine des quatre fers et rejette les avances de Vivendi. Qui finit par se lasser. Le licenciement de Saad al Barrack, début février 2010, relancera le processus de vente de Zain Africa. La nouvelle direction de l'opérateur prend immédiatement contact avec les différents groupes intéressés, dont Vivendi. Mais pendant ce temps la donne a changé. 2009 n'a pas été une bonne année pour Zain Africa, donc il n'est plus question pour le groupe français de s'aligner sur les exigences financières de Zain. D'autant qu'entre temps, Vivendi s'est lancé sur le rachat de l'opérateur de téléphonie fixe brésilien GVT. Olivier Pinaud

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