Obama appelle l'Afrique à la prudence vis-à-vis des investissements chinois

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Il n\'y a pas de « guerre froide » en cours sur le continent africain. C\'est ainsi que le président américain Barack Obama, en tournée en Afrique pour une semaine, a minimisé vendredi les rivalités entre investisseurs étrangers en Afrique. \"C\'est une bonne chose que la Chine, l\'Inde, la Turquie et d\'autres pays, comme le Brésil, prêtent de plus en plus attention à l\'Afrique\", a-t-il déclaré vendredi à bord de l\'avion présidentiel Air Force One, qui le conduisait de Dakar à Pretoria. \"Ce n\'est pas un jeu à somme nulle. Ce n\'est pas une Guerre froide. Il y a un marché mondial et, si les pays qui sont en train de devenir des pays à revenus moyens considèrent qu\'il y a des opportunités pour eux en Afrique, cela peut potentiellement aider l\'Afrique.\" Mais il a appelé à la prudence vis-à-vis de la Chine, qui à l\'occasion de la venue du nouveau président Xi Jinping en Afrique, a signé un grand nombre de contrats commerciaux ou dans le domaine de l\'énergie.Accéder aux ressources naturelles africainesPour rappel, les échanges entre la Chine et l\'Afrique ont dépassé les 200 milliards de dollars (150 milliards d\'euros) l\'an dernier. \"Au cours de mes discussions, beaucoup de gens m\'ont dit être ravis que la Chine s\'implique en Afrique\", a expliqué Barack Obama. \"Mais ils reconnaissent que l\'intérêt central de la Chine est d\'accéder aux ressources naturelles d\'Afrique pour nourrir ses industries.\" \"Du coup, a-t-il relevé, l\'Afrique se retrouve souvent dans la position d\'un simple exportateur de matières premières, sans valeur ajoutée, ce qui ne crée pas beaucoup d\'emplois en Afrique et ne soutient pas un développement à long-terme.\" Une pique pour promouvoir les sociétés américaines, alors que des chefs d\'entreprise américains ont regretté que le continent ne soit pas dans le viseur diplomatique de la Maison-Blanche. \"Nous voulons que les entreprises américaines voient que l\'Afrique est prête à faire des affaires et qu\'il y a un grand potentiel ici\", a commenté Barack Obama. \"Ce que les pays africains ont à faire (...) c\'est assurer la stabilité et une bonne gouvernance\".Rebelotte à PretoriaCe samedi, à Pretoria, en Afrique du Sud, le président américain en a remis une couche. A l\'occasion d\'une d\'une conférence de presse avec son homologue sud-africain Jacob Zuma. Il a encouragé les Africains à poser davantage de questions aux investisseurs étrangers pour s\'assurer que les contrats profitent bien au continent. \"Nous regardons ce que les autres pays font en Afrique et notre seul conseil est le suivant: assurez-vous que ça profite bien à l\'Afrique\", a-t-il déclaré. Observant avec bienveillance \"l\'attention\" portée à l\'Afrique par les pays émergents comme \"la Chine, le Brésil, l\'Inde et la Turquie\" (...) \"il est important que les Africains s\'assurent que ces interactions sont bonnes pour l\'Afrique\", a-t-il souligné.Barack Obama a suggéré de poser des questions: \"Des gens veulent construire quelque chose ici: est-ce qu\'ils emploient des ouvriers africains? D\'autres veulent vous aider à développer vos ressources naturelles: quelles sommes resteront en Afrique?\"Partenariat plus équitableRappelant que l\'Afrique souffre d\'une \"longue histoire d\'extraction de ses ressources\" naturelles, le président a mis en garde contre ce modèle économique: \"Les matières premières sont envoyées ailleurs, parfois transformées et elles sont revendues à l\'Afrique.\" Mais \"les profits et les emplois restent là-bas et quasi rien ne reste en Afrique\".Barack Obama a assuré qu\'il proposait un partenariat plus équitable, dans l\'intérêt même des Etats-Unis qui \"pourraient vendre des iPods, des avions et pleins de biens\", à des pays qui seraient plus riches. \"Franchement, nous n\'avons pas besoin des ressources énergétiques de l\'Afrique\", a-t-il ajouté, en soulignant l\'existence de grands projets dans les domaines du gaz, des énergies vertes et du pétrole aux Etats-Unis.

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