À l'affiche

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On attendait «?Des hommes et des dieux?» de Xavier Beauvois ou alors «?Biutiful?» de Alejandro González Iñárritu, Tim Burton, le président du Festival de Cannes, leur a préféré «?Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures?» ovni cinématographique du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul. De quoi satisfaire les adeptes d'un cinéma contemplatif. Et laisser tous les autres perplexes tant ce film interminable les a plongés dans l'ennui deux heures durant. Difficile, déjà, de suivre l'intrigue. À peine comprend-on qu'oncle Boonmee, atteint d'une maladie des reins, passe sa vie en revue avant de mourir, convoquant son fils devenu singe, ou encore une princesse embobinée par un poisson. Il n'y a là pas grand-chose auquel se raccrocher si ce n'est un brin de poésie. Y. Y.Diego Luna et Gael Garcia Bernal en tête d'affiche de «?Rudo et Cursi?», un film réalisé par Carlos Cuaron et produit par Alfonso Cuaron, Alejandro Gonzàlez Iñárritu et Guillermo Del Toro, soit le meilleur du cinéma mexicain. Difficile de réunir un plus beau casting. Sauf que ces derniers semblent d'abord s'être ici réunis pour prendre du bon temps sans franchement penser au spectateur. Au final, l'histoire de ces deux frères totalement crétins décidés à devenir célèbres - l'un dans le foot, l'autre dans la chanson - se révèle être une longue suite de scènes sans queue ni tête, portée par un humour potache saturé de private joke que seule l'équipe du film doit pouvoir comprendre. Y. Y.Deux frères que la vie a séparés vivent chacun en parallèle la descente aux enfers dans la banlieue nord de Copenhague. Nick, 33 ans, sort de prison. Son cadet, héroïnomane élève seul son fils, depuis l'accident qui a coûté la vie à sa compagne. C'est quand on croit qu'ils ont touché le fond que les personnages de «?Submarino?» replongent. Thomas Vinterberg, qui a réalisé entre autres «?Festen» en 1998, privilégie une lumière crue, et a tourné certaines séquences caméra à l'épaule façon documentaire, ce qui confère au film une esthétique ravissante mais désespérée, à l'image de son propos. C. F.

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