Style, simplicité et fraîcheur : bravissimo !
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Raf Simons, une nouvelle fois, chez Jil Sander, l'a fait avec brio. Mix de simplicité et d'élégance extrême, il propose aux femmes deux audaces : le retour de la jupe longue en taffetas et soie, assortie de modestes (enfin, presque) tee-shirts blancs, et, surtout, une palette de couleurs acides, tout juste sorties d'un bain de peintures fluos. Précis, juste, rien à redire.Miuccia Prada, qui fêtera l'an prochain ses 40 ans de création, a pour sa part présenté un défilé sans concession, d'une modernité parfaite. Impression graphique, allure revisitée, jeu de teintes là encore franches (des bleus cobalt et des verts printemps notamment) avec ici et là quelques détails influencés par le Mexique (et des sombreros pour le fun) et peut-être aussi par l'univers du réalisateur Alejandro Gonzales Inarritu avec qui elle a collaboré, l'an dernier à Séoul, pour le projet du Transformer.Réalisation impeccableÀ la veille du 90e anniversaire de Gucci, sa créatrice, Frida Giannini, a rendu une copie parfaite. Si l'on sent l'influence de Monsieur Saint Laurent, elle sait revisiter son répertoire avec intelligence. Son smoking sarouel, mais aussi ses robes à franges, rehaussées à l'envi de cuir tressé et de fils d'or, évoquent les fêtes qui, dans les années 1950, ont fait le bonheur de Tanger, tel que le dépeint Thierry Coudert dans son ouvrage « Café Society »* - c'est le livre snob de la rentrée.Le duo Dolce & Gabbana signe une réalisation impeccable de robes sophistiquées avec moult détails de perles et de dentelles ; un glamour tout sicilien, qui ne va pas manquer là encore de plaire aux séductrices. Chez Bottega Veneta, Tomas Maier, creuse son sillon. Ses silhouettes volontairement épurées inspirent la (fausse) simplicité et invitent à la douceur. C'est élégant, féminin, moderne. Parfaitement dans le ton de l'époque. Enfin, la bonne surprise est venue d'Alessandro dell'Acqua qui a apporté sa première contribution à la maison Brioni, plus connue pour ses tailleurs pour hommes que pour sa mode pour dames. Sa collection n'est pas tombée dans le piège d'un tayloring au féminin, mais dessine bel et bien une silhouette toute en fluidité et longueur, avec, comme il se doit, des étoffes d'un luxe plus que désirable. On en redemande. Bravissimo.(*) Éd. Flammarion, 60 euros, en vente à la librairie Galignani.
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