A l'Education, des réformes pour contenir les dépenses ?

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Abstraction faite des batailles de chiffres, une chose est sûre, l'Education nationale ne bénéficie par du même régime que l'enseignement supérieur. En tant que premier budget de la nation avec 60,5 milliards d'euros (si l'on prend en compte le coût des pensions) et premier employeur de l'Etat avec 1,04 million de personnels (dont 853.000 enseignants), la maison éducation participe largement aux efforts d'économies. Ses crédits budgétaires doivent progresser de 1,6 % en 2011 mais 16.000 postes devront être encore supprimés, comme cette année (après 22.000 entre 2007 et 2009).Une « saignée »C'est sur ce point que ce budget, examiné mardi soir au Sénat, fait polémique. Les syndicats d'enseignants dénoncent une saignée, alors même que le baby-boom des années 2000 commence à se faire sentir au collège (39.200 élèves supplémentaires dans le secondaire en 2010, 61.900 en 2011). Même l'enseignement privé est monté au créneau (un amendement propose de lui transférer 4 millions d'euros pour rétablir les emplois perdus). Le ministère assume, rappelant qu'il y a 15 ans, les élèves étaient plus nombreux et les enseignants moins, et estime donc avoir encore des marges de manoeuvre (plus d'élèves par classe, moins d'options, déscolarisation des moins de 2 ans...). Mais avec la massification de l'éducation, beaucoup craignent pour la qualité de l'enseignement, notamment en primaire, où tout se joue, mais où les dépenses par élèves sont les moins élevées (lire « La Tribune » du 25 novembre). La publication de la 4e étude Pisa de l'OCDE sur les performances scolaires, mardi prochain, pourrait leur donner raison. C. J.

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