Michelin investit fortement au Brésil

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cite>Michelin est la vedette au Brésil cette semaine. Dimanche, le manufacturier auvergnat a donné à Rio le coup d'envoi de son dixième Challenge Bibendum, mi-forum international, mi-rallye, consacré aux véhicules écologiques à faibles émissions de Co2. Inauguré par le président brésilien, Lula, qui a rendu un hommage au fabricant de pneus, le Challenge s'est terminé mardi. Cette manifestation, qui a réuni 5.000 personnes, « nous coûte 2 à 3 millions d'euros, mais elle a un effet de notoriété considérable », affirme Michel Rollier, gérant du groupe.À cette occasion, le dirigeant a souligné l'importance du Brésil dans ses investissements actuels. « Nous y aurons déboursé 1 milliard de dollars (800 millions d'euros) entre 2006 et 2012. Nous agrandissons notre usine de pneus de poids lourds de Campo Grande (Etat de Rio). Et nous avons commencé la construction d'une grosse usine de pneus de tourisme à Resende (toujours dans l'État de Rio) ». Celle-ci sera « opérationnelle en 2012 et emploiera 1.500  personnes pour produire au moins 10 millions de pneus par an ».Michelin tente de rattraper son retard. Sa pénétration est très faible dans les pneus de voitures en Amérique du Sud, bien loin derrière Bridgestone, Goodyear, Pirelli, qui y gagnent traditionnellement beaucoup d'argent. « L'Amérique du Sud représente quelques pourcents de notre chiffre d'affaires actuellement. Nos ventes pourraient doubler à terme au Brésil, qui deviendra un de nos gros débouchés. »Deux projets majeurs en vueDans les pays émergents, « notre croissance n'est pas suffisante aujourd'hui pour répondre à l'évolution de la demande ». Michelin a donc deux autres projets majeurs en vue : « une usine de pneus de poids lourds en Inde, où nous ne sommes pas, et une usine en Chine pour poids lourds aussi puis pour voitures de tourisme ». Coût de ces deux projets : « 800  millions de dollars (600 millions d'euros) chacun. » En Russie, « il faudrait quadrupler les capacités. Mais ça viendra après ». Michel Rollier l'avoue : « Bridgestone investit davantage que Michelin. Et les groupes coréens, indiens et chinois investissent aussi énormément. » Michelin a dû limiter ses dépenses durant le crise, pour maintenir un flux de trésorerie positif. Le gérant a répété à Rio qu'il maintenait l'objectif d'un « flux de trésorerie positif cette année ». Malgré un impact sur les comptes « de 700 millions d'euros de la hausse des prix des matières ». Les marchés sont en « progression marquée par rapport à 2009 mais restent médiocres par rapport à 2007 ». Heureusement, « la baisse de l'euro a plutôt un effet positif pour nous ».

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