Marée noire : Obama promet une action en justice

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Si nos lois ont été violées, je promets solennellement de faire comparaître les responsables devant la justice, au nom des victimes de cette catastrophe et des habitants de la région du Golfe ». Critiqué pour la lenteur des autorités américaines à répondre à la plus grave marée noire frappant les États-Unis depuis 1989, Barack Obama s'est engagé à faire rendre des comptes « à BP et toute autre partie responsable » ainsi qu'à réformer, si besoin, la supervision des opérations offshore des groupes pétroliers et gaziers.Mardi, l'action BP s'est effondrée de 13 % à la Bourse de Londres qui était fermée la veille. Les marchés ont sanctionné l'échec ce week-end de la tentative de colmatage du puits endommagé après l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon le 22 avril dans le golfe du Mexique. BP estime que cette catastrophe, qui a tué 11 personnes et déjà occasionné l'écoulement d'entre 72 et 113  millions de litres de brut selon l'admistration Obama, lui a déjà coûté 990 millions de dollars. La facture pourrait fortement s'alourdir pour le groupe britannique. Une nouvelle opération de siphonage pourrait, en cas de succès, temporairement augmenter de 20 % le volume le brut se déversant à 1.500 mètres de profondeur. Aucune solution définitive pour arrêter l'écoulement du pétrole n'est attendue avant le mois d'août, où seront posés deux puits de gisement. Les lois devront changerSans attendre les conclusions de la commission d'enquête nommée par Barack Obama, son ministre de la Justice, Eric Holder, devait rencontrer mardi des procureurs fédéraux de la Louisiane, du Mississippi et de l'Alabama. Pour les analystes, les demandes d'informations à BP et aux autres sociétés impliquées dans la catastrophe pourraient constituer la première étape d'une procédure au pénal pouvant aboutir à des amendes record. Après s'être entretenu avec les dirigeants de la commission d'enquête, Barack Obama a promis que le gouvernement fédéral balaierait aussi devant sa porte : « si (nos) lois ne sont pas suffisantes pour empêcher une telle pollution, les lois devront changer. Si les instances de contrôle n'ont pas pu faire appliquer ces lois, les instances de contrôle doivent être réformées ».

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