Les primes gouvernementales ne font vendre que les petites voitures

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utomobileLa prime à la casse et le bonus-malus soutiennent le marché automobile français. Les immatriculations de voitures neuves ont crû de 7 % le mois dernier en données brutes et de 1,9 % à jours identiques. Les ventes s'affichent en hausse pour le quatrième mois consécutif. Sur huit mois, le marché aura progressé de 1,1 % (+ 1,7 % à jours ouvrables équivalents). Les aides gouvernementales tirent le marché européen en général. Les immatriculations en Espagne, sinistrées depuis plus d'un an, sont ainsi revenues à l'équilibre en août, après l'instauration en mai d'une prime à la casse locale. En Italie, les volumes ont crû de 8,5 %. Aux états-Unis également, un rebond est observé grâce au « cash for clunkers » (de l'argent pour des épaves).S'ils relancent les ventes, primes et bonus ont des effets pervers. Ils favorisent les petits modèles de bas de gamme, certes sobres mais moins sûrs, confortables et accueillants que des voitures familiales. En outre, ils entraînent de faibles marges pour les constructeurs et peu de rentrées de TVA pour les États. La moitié des voitures neuves vendues dans l'Hexagone ont été ainsi générées par des petits modèles émettant moins de 120 grammes de CO2 au kilomètre et bénéficiant, de ce fait, d'un bonus de 700 euros, selon le CCFA (Comité des constructeurs français d'automobiles).productions étrangèresFort coûteuses pour l'État et donc le contribuable, ces aides ont au moins profité en France aux constructeurs hexagonaux. Ceux-ci ont vu leurs immatriculations progresser davantage que le marché en août (+ 11,5 %). Toutefois, ces jolies performances ne bénéficient guère aux usines françaises, largement surcapacitaires. Car la plupart des petits modèles en vogue sont? produits à l'étranger dans des usines à bas coûts : Renault Twingo (ventes en hausse de 40 % en août), Peugeot 107 (+ 78 %), la gamme Dacia, filiale roumaine de Renault (+ 62 %). Certes, certains modèles produits en France connaissent aussi un certain engouement (Citroën C3, Peugeot 3008, etc.), mais la production globale des marques tricolores en France n'en a pas moins reculé de 36,5 % sur six mois ! 

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